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Bad Bunny et Lady Gaga. Image : capture d'écran.

Super Bowl 2026 : le show de Bad Bunny, entre messages progressistes et soumission mondialiste

Au Super Bowl LX, Bad Bunny a livré une performance planétaire attendue alors que l’artiste a chanté majoritairement en espagnol, une portée symbolique à l’heure de la répression de l’ICE du contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald Trump. Entouré de la contributrice du FEM, Lady Gaga et de Ricky Martin, l’artiste portoricain a transformé l’événement sportif le plus suivi des États-Unis en une scène d’expression culturelle et politique, même si en toile de fonds on perçoit l’influence de l’élite mondialiste.

Après la prestation très commentée de Kendrick Lamar l’an dernier, la NFL avait confié à Bad Bunny la délicate mission d’enflammer la mi-temps du Super Bowl 2026. Le pari était risqué. Artiste parmi les plus populaires au monde, le chanteur portoricain est aussi connu pour ses prises de position tranchées, notamment sur les politiques migratoires américaines et le rôle de l’ICE. Dans un climat politique tendu, marqué par les critiques de l’administration Trump à son encontre, sa présence au Super Bowl LX a suscité un débat dépassant largement le cadre musical.

Dans la nuit du 8 au 9 février 2026, au Levi’s Stadium de Santa Clara, Bad Bunny a pourtant tenu sa promesse : faire danser un public mondial tout en imposant sa vision. Accompagné de Lady Gaga, déjà habituée de la grand-messe du football américain, et de Ricky Martin, il a offert un spectacle millimétré, presque intégralement hispanophone, revendiquant haut et fort ses racines.

La scénographie, particulièrement travaillée, regorgeait de clins d’œil politiques et culturels. L’une des images les plus marquantes reste celle de faux techniciens suspendus à des pylônes électriques lors de la séquence finale. Une référence directe à la crise énergétique persistante à Porto Rico depuis le passage dévastateur de l’ouragan Maria en 2017. En arborant le drapeau portoricain à la fin de sa prestation, Bad Bunny rappelait la résilience d’une île encore marquée par le désengagement fédéral, thème déjà central de son morceau Estamos Bien.

Tout, sur la pelouse du stade, semblait pensé comme un manifeste visuel. La pava traditionnelle, les chariots de coco frio, les références à la boxe ou aux parties de dominos évoquaient un quotidien portoricain rarement mis en avant sur une scène aussi globale. La présence de Toñita, figure emblématique de la diaspora et propriétaire du Caribbean Social Club de Brooklyn, ajoutait une dimension intime et diasporique à l’ensemble, faisant écho aux récits migratoires chantés par l’artiste.

Plus globalement, l’artiste a porté un message d’unité et de diversité célébrant notamment les cultures du continent sud-américain.

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Même la tenue, d’un crème presque monochrome, participait à ce discours. Imaginée par Storm Pablo et Marvin Douglas Linares et signée par la marque Zara, dont les actionnaires principaux sont son fondateur Amancio Ortega et grands gestionnaires d’actifs proches du Forum économique mondial, comme BlackRockVanguard GroupNorges Bank Investment Management ou encore State Street. Elle tranchait avec les habituelles maisons de luxe comme Louis Vuitton ou Gucci propriété de Kering, associées à Bad Bunny et proches du FEM. Un choix qui se voulait plus cohérent avec l’esprit populaire du show, malgré les critiques récurrentes visant l’enseigne espagnole pour son impact social et environnemental.

Sur le maillot, deux éléments ont particulièrement retenu l’attention. Le nom « Ocasio », référence directe à son patronyme complet Benito Antonio Martínez Ocasio, et surtout le mystérieux numéro 64. Les interprétations se sont multipliées : hommage familial, clin d’œil à un record historique de classement Billboard avec l’album El Último Tour del Mundo, référence au Jones-Shafroth Act de 1917 ou allusion plus sombre au bilan initialement minimisé des victimes de l’ouragan Maria. Selon le média Complex, ce chiffre renverrait en réalité au numéro porté par l’oncle disparu de Bad Bunny lorsqu’il jouait au football américain, ajoutant une lecture plus personnelle à ce symbole devenu viral. Au-delà du show, la finale a été remportée par les Seattle Seahawks face aux New England Patriots.

Sources :

Numérama, HuffingtonPost

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