Après des mois de bras de fer avec la commission de surveillance de la Chambre des représentants, Bill et Hillary Clinton ont accepté de témoigner sous serment dans l’enquête parlementaire sur Jeffrey Epstein. Une capitulation face à la menace d’une procédure pour outrage au Congrès, qui marque un tournant politique et institutionnel majeur aux États-Unis.
Le rapport de force s’est brutalement inversé à Washington. L’ancien président américaine contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Bill Clinton et son épouse Hillary Clinton passée par le programme young leader de la Fondation France-Amérique fondée par les présidents Ford et VGE, membres du groupe Bilderberg ont accepté, lundi 2 janvier, de comparaître sous serment devant la commission de surveillance de la Chambre des représentants dans le cadre de l’enquête sur Jeffrey Epstein. Longtemps réticent, le couple a cédé sous la pression croissante d’un vote imminent visant à les poursuivre pour outrage au Congrès, une procédure pénale passible de peines de prison.
Selon les informations rapportées par le New York Times, Bill et Hillary Clinton seront auditionnés séparément à la fin du mois de février. L’ancienne secrétaire d’État témoignera le 26 février, tandis que l’ex-président démocrate sera entendu le lendemain. Les auditions seront filmées et feront l’objet d’une transcription écrite, a précisé la commission.
À la tête de cette commission figure le républicain James Comer, qui n’a cessé de durcir le ton face aux tentatives de négociation des Clinton. « Personne n’est au-dessus des lois, et cela inclut les Clinton », a-t-il déclaré, affirmant vouloir faire toute la lumière sur les crimes d’Epstein et ceux de sa complice Ghislaine Maxwell, actuellement condamnée à vingt ans de prison.
Jusqu’au dernier moment, les avocats du couple ont cherché à aménager les conditions de leur comparution. Ils avaient notamment proposé un entretien unique de quatre heures pour Bill Clinton. Selon le tweet ci-dessous, lesClinton auraient également demandé un entretien volontaire au lieu d’une déposition sous serment, des déclarations écrites pour Hillary Clinton au lieu de sa comparution en personne, le retrait de la citation à comparaître avant le témoignage, la suspension de la procédure pour outrage au Congrès, des séances de questions alternées de 30 minutes, un transcripteur personnel choisi par Clinton, ainsi que l’interdiction d’enregistrement vidéo.
Les Clinton auraient également tenté de restreindre les questions relatives à la censure médiatique, à Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell ou encore à des échanges de faveurs.
Des options rejetées par James Comer, qui les jugeaient « déraisonnable ».
Dans un échange tendu sur le réseau X, le porte-parole des Clinton, Angel Urena, a dénoncé ce qu’il considère comme une instrumentalisation politique de la procédure. Les avocats du couple ont néanmoins confirmé par écrit qu’ils se présenteraient aux dépositions à des dates convenues, tout en demandant l’abandon des poursuites pour outrage, une demande qui n’a pas été officiellement acceptée à ce stade.
L’enjeu dépasse largement le seul cas des Clinton. Aucun ancien président des États-Unis n’a témoigné devant le Congrès depuis 1983, lorsque Gerald Ford avait été entendu à propos du bicentenaire de la Constitution. À l’inverse, Donald Trump avait refusé de comparaître en 2022 devant la commission enquêtant sur l’assaut du Capitole, engageant une bataille judiciaire pour bloquer la procédure.
La volte-face des Clinton s’explique aussi par l’évolution du rapport de force politique. Des élus démocrates de la commission ont rejoint les républicains pour voter en faveur de poursuites pour outrage au Congrès, affaiblissant la stratégie de résistance du couple. Neuf démocrates ont soutenu la mesure contre Bill Clinton, et trois contre Hillary Clinton, signalant une fracture inhabituelle au sein du camp démocrate.
Sources :
Le Figaro – « Affaire Epstein : contraints, Bill et Hillary Clinton acceptent de témoigner sous serment » – LIEN
The New York Times – informations citées par Le Figaro – février 2026