Une plaisanterie lancée sur scène lors des Grammy Awards 2026 a déclenché la colère du contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump. Le président américain a publiquement menacé de poursuites judiciaires l’humoriste Trevor Noah, animateur de la cérémonie, après une allusion à l’affaire Epstein mêlant Trump et le contributeur du FEM, Bill Clinton. Un nouvel épisode révélateur de la nervosité présidentielle face à la satire et aux références persistantes au sulfureux dossier Epstein.
La tension est montée d’un cran entre la Maison-Blanche et le monde du divertissement américain. Lundi, Donald Trump a violemment réagi à une remarque formulée par Trevor Noah, maître de cérémonie de la 68e édition des Grammy Awards, organisée le 1er février à Los Angeles.
Lors de la soirée, marquée par plusieurs piques politiques visant notamment la politique migratoire de l’administration Trump, l’humoriste sud-africain a fait une allusion directe à l’affaire Jeffrey Epstein. Après la victoire de Billie Eilish dans la catégorie chanson de l’année pour Wildflower, Trevor Noah a lancé : Donald Trump convoiterait le Groenland « presque autant qu’il convoite une île depuis la disparition d’Epstein », ajoutant qu’il lui en faudrait une nouvelle « pour traîner avec Bill Clinton ».
La réaction présidentielle ne s’est pas fait attendre. Sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a accusé Trevor Noah d’avoir tenu des propos « faux et diffamatoires », affirmant n’avoir « jamais été sur l’île d’Epstein, ni même à proximité ». Il a insisté sur le fait qu’aucun média, même hostile, ne l’avait jamais accusé d’y avoir séjourné.
Dans un message au ton particulièrement agressif, le président a qualifié l’animateur de « parfait raté », « pathétique » et « sans talent », avant de menacer explicitement de lancer des poursuites judiciaires. « Il semble que je vais envoyer mes avocats poursuivre ce pauvre maître de cérémonie pour beaucoup d’argent », a-t-il écrit, concluant par un avertissement personnel : « Prépare-toi Noah, je vais bien m’amuser avec toi. »
Cet épisode s’inscrit dans une séquence plus large de crispation autour de l’affaire Epstein, ravivée par la publication récente de millions de documents judiciaires aux États-Unis. Bien que Donald Trump n’ait jamais été inculpé ni formellement accusé de faits criminels liés au financier déchu, toute référence publique à ce dossier continue de susciter des réactions épidermiques de sa part.
Les Grammy Awards 2026, animés pour la cinquième fois par Trevor Noah, ont été marqués par un ton résolument politique, entre critiques de l’ICE, défense des minorités et satire du pouvoir. Cette tradition d’humour engagé, héritée des grandes cérémonies américaines, se heurte de plus en plus frontalement à un président peu enclin à tolérer la dérision.
À ce stade, aucune procédure judiciaire n’a été officiellement engagée contre Trevor Noah. Reste à savoir si la menace présidentielle se traduira par une action en justice ou si elle restera, comme souvent, au stade de l’intimidation publique. L’épisode confirme en tout cas que, près de dix ans après sa mort, l’ombre de Jeffrey Epstein continue de planer sur la vie politique et médiatique américaine.
Sources :