La mort par balles de deux civils américains à Minneapolis, lors d’opérations de la police fédérale de l’immigration, provoque une onde de choc aux États-Unis. Face à ces décès jugés controversés, plusieurs figures majeures du basket américain sortent de leur réserve et dénoncent publiquement l’action de l’ICE. La mobilisation sportive s’inscrit dans un climat national de contestation croissante de la politique migratoire menée par l’administration Trump.
La colère monte aux États-Unis contre l’Immigration and Customs Enforcement, la police fédérale de l’immigration, après deux décès survenus à Minneapolis à quelques semaines d’intervalle. Samedi 24 janvier, Alex Pretti, infirmier de 37 ans, a été abattu lors d’une opération anti-immigration. Moins de trois semaines plus tôt, Renee Good, mère de famille du même âge, avait trouvé la mort dans des circonstances similaires, à quelques kilomètres seulement.
Ces drames successifs ont transformé Minneapolis, ville historiquement progressiste, en épicentre de la contestation contre les méthodes de l’ICE. Manifestations quotidiennes, slogans hostiles et appels à la désescalade se multiplient, alors que les autorités fédérales poursuivent leurs opérations ciblant prioritairement les grandes métropoles démocrates.
Dans ce contexte, le monde du basket professionnel américain est monté au créneau. L’Association nationale des joueurs de basket, la National Basketball Players Association, a publié un communiqué affirmant que les joueurs de NBA « ne peuvent pas rester silencieux plus longtemps ». L’organisation appelle à défendre la liberté d’expression et affiche sa solidarité avec les habitants du Minnesota mobilisés pour réclamer justice, au prix parfois de leur sécurité.
Des voix individuelles se sont également élevées avec force. Tyrese Haliburton a publiquement dénoncé ce qu’il qualifie de « meurtre » d’Alex Pretti, tandis que Isaiah Thomas a exprimé sa colère dans des termes particulièrement virulents à l’encontre des agents de l’ICE.
Ancien pilier des Minnesota Timberwolves, Karl-Anthony Towns a, de son côté, insisté sur la nécessité d’exiger responsabilité, transparence et protection pour toutes les populations concernées.
La mobilisation s’est aussi invitée dans les enceintes sportives. Reportée après la mort d’Alex Pretti, la rencontre entre les Timberwolves et les Golden State Warriors s’est finalement tenue dans une atmosphère lourde. Un hommage a été rendu à l’infirmier, tandis que le public scandait « ICE out » pendant le match. Sur le parquet comme en tribunes, le sport est devenu un relais de la contestation sociale.
À l’issue de la rencontre, la star locale Anthony Edwards a affirmé soutenir les actions des habitants de Minneapolis, évoquant des prières pour les familles endeuillées. Son entraîneur, Chris Finch, a dit sa profonde tristesse face à une situation devenue, selon lui, insoutenable.
La star des Golden State Warriors, Stephen Curry a trouvé magnifique que des milliers de personnes manifestent contre l’ICE à Minneapolis malgré le froid extrême, estimant que cela montrait l’importance pour elles de se faire entendre. Il a regardé les retransmissions pour comprendre la situation, espérant que la communauté s’unisse et que des décisions favorisant la paix soient prises.
Le mouvement dépasse la NBA masculine. En WNBA, Breanna Stewart a appelé publiquement à l’abolition de l’ICE, dénonçant la peur et les traumatismes infligés aux familles. La ligue privée Unrivaled, cofondée par la joueuse et Napheesa Collier, a rappelé dans un communiqué que nul ne devrait craindre pour sa vie en exerçant ses droits constitutionnels.
Ces prises de position s’inscrivent en opposition frontale à la politique du contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump, qui a fait de la lutte contre l’immigration clandestine un axe central de son action intérieure. Depuis son retour à la Maison-Blanche, l’ICE a considérablement accru ses dépenses en armement et équipements, alimentant un débat national de plus en plus tendu sur l’usage de la force et le respect des droits civiques.
Sources :
TF1 Info – 26 janvier 2026 – lien