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Mette Frederiksen en visite au Groenland. Umage : Capture d'écran CNBC.

Groenland : la tension retombe, les négociations avec les États-Unis vont s’ouvrir

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Après plusieurs semaines de crispations diplomatiques, la tension autour du Groenland semble retomber. Le recul du président américain et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump sur l’hypothèse d’un recours à la force et l’ouverture annoncée de négociations ont rassuré les Européens. Une phase de discussions formelles entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland devrait désormais s’ouvrir rapidement.

Vendredi 23 janvier, la Première ministre danoise et contributrice du FEM, Mette Frederiksen s’est rendue à Nuuk, la capitale du Groenland, afin de rencontrer le chef du gouvernement local Jens-Frederik Nielsen. Cette visite intervient dans un contexte d’apaisement, après les déclarations de Donald Trump au Forum économique mondial de Davos, où il a affirmé accepter une solution négociée.

Les Européens estiment avoir obtenu un répit, le président américain ayant promis de ne pas employer la force et d’entrer dans un cadre de discussions avec ses partenaires.

Droits de douane suspendus et trêve commerciale

Dans ce climat plus favorable, l’administration américaine a renoncé à l’imposition de nouveaux droits de douane sur les produits européens. En réaction, la Commission européenne a annoncé qu’elle proposerait de prolonger de six mois la suspension de ses représailles douanières, qui portaient sur un montant de 93 milliards d’euros.

Le porte-parole adjoint de la Commission, Olof Gill, a toutefois rappelé que ces mesures pourraient être réactivées si nécessaire. Cette trêve reste donc fragile et souligne une confiance fortement érodée entre les alliés transatlantiques.

L’Otan appelée à renforcer sa présence en Arctique

La question sécuritaire demeure centrale. Mette Frederiksen s’est entretenue avec le secrétaire général de l’Otan  et contributeur du FEM, Mark Rutte, avec lequel elle a convenu de la nécessité de renforcer la présence de l’Alliance atlantique dans la région arctique.

Selon les médias publics danois, les forces armées déployées au Groenland ont reçu l’ordre de se tenir prêtes en cas de menace. Une mesure de précaution qui montre que l’apaisement diplomatique n’efface pas les inquiétudes stratégiques.

Un accord-cadre encore très flou

Au cœur des discussions figure un accord-cadre dont les contours restent incertains. Donald Trump affirme que les États-Unis ont obtenu « tout ce qu’ils voulaient », une lecture contestée par Copenhague. Le ministre danois des Affaires étrangères et contributeur du FEM, Lars Lokke Rasmussen évoque de son côté un simple cadre destiné à relancer les discussions.

Le gouvernement groenlandais a rappelé une ligne rouge claire : seuls le Groenland et le Danemark sont habilités à conclure des accords concernant l’île. Cette position vise à préserver la souveraineté du territoire autonome face aux ambitions américaines.

Défense et renégociation de l’accord de 1951

Selon l’AFP, Washington et Copenhague devraient renégocier l’accord de défense de 1951 relatif au Groenland. Cette révision pourrait permettre aux États-Unis de renforcer leur dispositif militaire et leur défense antimissiles sur l’île, sans toutefois remettre en cause la souveraineté danoise sur les bases existantes.

Cette perspective alimente les craintes d’une reprise des tensions à moyen terme, alors que l’Arctique devient un espace stratégique majeur.

Une inquiétude persistante en Europe

Plusieurs dirigeants européens restent prudents. Le Premier ministre polonais et contributeur du FEM, Donald Tusk a rappelé que le leadership américain au sein de l’alliance transatlantique devait reposer sur la confiance et non sur la coercition. Un message qui résume l’état d’esprit actuel en Europe.

Si la tension est retombée, le dossier groenlandais reste explosif, au croisement des enjeux de défense, de souveraineté et de rivalités géopolitiques entre grandes puissances.

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