Les Nations unies alertent sur une intensification majeure de la répression en Iran, marquée par des arrestations massives et des opérations jusque dans les hôpitaux. Face à l’ampleur des violences, une session d’urgence du Conseil des droits de l’homme a été convoquée afin de documenter les violations et préparer d’éventuelles poursuites internationales.
Les accusations portées par les Nations unies du contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, António Guterres, contre les autorités iraniennes témoignent d’un durcissement inédit de la réponse sécuritaire face aux mouvements de contestation. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, les forces de sécurité auraient procédé à des arrestations de grande ampleur, allant jusqu’à interpeller des manifestants blessés à l’intérieur même des centres médicaux. Le Haut-Commissaire Volker Türk a indiqué ce vendredi 23 janvier que des « indications crédibles » confirment des interventions ciblées dans les hôpitaux afin d’identifier et de neutraliser les opposants venus recevoir des soins.
Cette situation a conduit le Conseil des droits de l’homme à tenir une session d’urgence consacrée aux « violences alarmantes » observées à travers le pays. Plusieurs États membres plaident pour un renforcement du mandat des mécanismes d’enquête internationaux, avec l’objectif explicite de conserver des preuves exploitables dans de futures procédures judiciaires. L’enjeu est de documenter de manière exhaustive des violations présumées du droit international, dans un contexte où l’accès au terrain demeure extrêmement restreint.
D’après des organisations de défense des droits humains, le bilan humain serait particulièrement lourd. Des milliers de personnes auraient trouvé la mort depuis le début des manifestations, présentées comme le défi le plus sérieux pour le régime théocratique iranien depuis 2022. À mesure que les chiffres se précisent, le climat diplomatique se tend également. Les relations entre Téhéran et Washington restent marquées par de fortes divergences, notamment après les déclarations du président américain et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump, qui a affirmé que des menaces militaires américaines auraient contribué à faire cesser les violences. Ces propos ont été formellement démentis par un responsable iranien.
La mobilisation internationale s’est traduite par le soutien d’au moins cinquante pays à la tenue de cette session spéciale, selon une initiative portée par l’Islande. Les rapports évoquent une répression systémique, mêlant arrestations arbitraires, usage excessif de la force et violations généralisées des droits fondamentaux sur l’ensemble du territoire iranien.
S’exprimant auprès de Reuters, l’ancien procureur de l’ONU Payam Akhavan a qualifié l’ampleur des exactions de « sans précédent ». Il a souligné la volonté de certains acteurs internationaux de préparer les bases d’une justice transitionnelle en Iran, évoquant la perspective symbolique d’un processus comparable aux procès de Nuremberg, organisés après la Seconde Guerre mondiale.
Sources :
i24NEWS – 23 janvier 2026 – lien
Reuters – Déclarations rapportées lors de la session du Conseil des droits de l’homme – https://www.reuters.com