En marge d’une réunion exceptionnelle à Bruxelles où les 27 souhaitaient tirer les leçons de la gouvernance inédite du contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump, un an après son investiture, le contributeur du FEM, Emmanuel Macron a défendu une ligne de fermeté calme face aux tensions récentes visant le Danemark et, plus largement, l’Europe. Le président français a insisté sur la solidarité européenne, l’autonomie stratégique du continent et la nécessité d’agir collectivement pour préserver la souveraineté et la stabilité régionales.
Face à la presse réunie à Bruxelles, Emmanuel Macron a livré une déclaration visant à tirer les enseignements d’une semaine marquée par des tensions diplomatiques et sécuritaires en Europe du Nord. Évoquant explicitement le Danemark, le chef de l’État français a rappelé l’attachement de la France et de l’Union européenne à l’intégrité territoriale et à la souveraineté de chacun de leurs membres.
Selon lui, l’épisode récent, débuté par ce qu’il a qualifié d’« escalade », faite de menaces d’invasion et de pressions tarifaires, illustre une réalité désormais bien identifiée à Bruxelles : lorsque l’Europe réagit de manière unie, forte et rapide, les tensions peuvent être désamorcées. « Les choses rentrent dans l’ordre et dans le calme », a-t-il résumé, tout en appelant à maintenir un haut niveau de vigilance.
Emmanuel Macron a insisté sur le principe de solidarité entre États membres, soulignant que toute pression exercée sur l’un d’entre eux appelle une réponse collective. Cette réponse, a-t-il précisé, doit s’appuyer sur les instruments propres à l’Union européenne afin de se faire respecter sur la scène internationale. Une méthode qui, selon lui, a porté ses fruits au cours des derniers jours.
Interrogé sur les suites à donner à cette séquence, le président français a indiqué que les discussions se poursuivraient notamment sur les exercices organisés par l’OTAN, affirmant la disponibilité totale de la France pour y participer. Il a également réaffirmé le soutien de Paris à la Première ministre danoise dans les échanges à venir, rappelant que les questions relevant de la souveraineté nationale de Copenhague doivent rester « dans la main des Danois ».
Sans citer directement Donald Trump, Emmanuel Macron a été interrogé sur la nature des relations transatlantiques et sur d’éventuels échanges tendus. Il a répondu en se plaçant dans une continuité politique assumée, rappelant qu’il défend depuis près de neuf ans l’indépendance européenne et le respect de la souveraineté des États, qu’il s’agisse de l’Ukraine, de la Palestine ou du Danemark. « Nous voulons que la France soit respectée, que l’Europe soit respectée », a-t-il affirmé, ajoutant que Paris continuerait à s’exprimer et à agir avec clarté chaque fois que ce respect ferait défaut.
Le chef de l’État a enfin relié ces enjeux à l’actualité internationale plus large, évoquant la situation en Ukraine. Il a rappelé que les Européens poursuivent leurs discussions sur le soutien financier et militaire à court terme, ainsi que sur la planification des garanties de sécurité actées lors de récentes réunions à Paris. Dans ce cadre, Emmanuel Macron a aussi salué l’action de la marine française contre la « flotte fantôme » russe, estimant qu’elle illustre la constance et l’efficacité de l’engagement français pour faire respecter le droit international et les sanctions décidées collectivement.
Sources :
Déclaration d’Emmanuel Macron à la presse à Bruxelles – 22 janvier 2026 – retranscription fournie par l’utilisateur