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Arme sonique secrète : les États-Unis ont-ils utilisé une technologie inconnue lors de la capture de Maduro ?

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Une déclaration du contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump relance les spéculations sur l’usage d’armes expérimentales par les États-Unis. Le président américain affirme qu’une arme sonique « secrète » aurait été employée lors de l’arrestation de Nicolas Maduro au Venezuela, début janvier, sans fournir le moindre détail vérifiable.

La phrase a suffi à provoquer un emballement médiatique et diplomatique. Dans un entretien accordé à NewsNationDonald Trump a affirmé que les États-Unis avaient utilisé une arme sonique « que personne d’autre ne possède » lors de l’opération ayant conduit à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro, le 3 janvier dernier. L’opération, baptisée Absolute Resolve, s’est soldée par l’arrestation du dirigeant chaviste, aujourd’hui détenu à New York, mais aussi par la mort de plusieurs membres des forces de sécurité cubaines chargées de sa protection.

Interrogé sur la nature de cette prétendue arme, Donald Trump s’est montré inhabituellement évasif, se contentant d’évoquer des « armes extraordinaires » dont l’existence ne devrait, selon lui, pas être rendue publique. Des propos rapportés notamment par le quotidien britannique The Independent, qui soulignent le caractère volontairement ambigu de cette communication présidentielle.

Le Pentagone a adopté une ligne similaire. Sollicité par le site spécialisé The War Zone, un porte-parole s’est retranché derrière la sécurité des opérations, affirmant ne disposer d’« aucune information supplémentaire à communiquer ». Cette absence de clarification officielle a alimenté les interrogations, jusque dans les capitales étrangères.

À Moscou, les déclarations américaines ont été prises au sérieux. Selon Reuters, le Kremlin a demandé des explications, son porte-parole Dmitri Peskov rappelant que les services russes étaient chargés d’analyser toute information relative à de nouvelles capacités militaires américaines. Une réaction prudente, mais révélatrice de l’attention portée à cette annonce.

Les spéculations ont été renforcées par un témoignage diffusé le 10 janvier sur le réseau social X par Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche. La vidéo relayait le récit d’un homme présenté comme un membre des forces de sécurité vénézuéliennes, décrivant une onde sonore d’une intensité extrême lors de l’assaut contre le palais présidentiel. Selon ce témoignage, plusieurs soldats auraient souffert de saignements de nez, de vomissements de sang et d’une incapacité temporaire à se mouvoir. Des affirmations spectaculaires, dont l’authenticité et l’interprétation restent impossibles à vérifier de manière indépendante.

D’un point de vue technologique, le terme « arme sonique » recouvre des réalités très diverses. Comme le rappelle le magazine Slate, il peut désigner aussi bien des dispositifs de contrôle de foule, tels que les systèmes LRAD, que des concepts plus expérimentaux utilisant l’infrason ou l’ultrason. Ces équipements sont connus pour provoquer douleur, désorientation ou nausées, mais les symptômes décrits dans la vidéo – notamment les hémorragies – sont jugés peu crédibles par plusieurs experts cités par le média.

D’autres hypothèses sont évoquées, notamment celle d’armes à énergie dirigée, utilisant des micro-ondes ou des lasers. L’« Active Denial System », souvent surnommé le « rayon de douleur », fait partie de ces programmes américains bien documentés. Conçu pour disperser des foules sans recours à la force létale, ce système a suscité par le passé des inquiétudes quant à ses effets physiologiques en cas de mauvais usage. Toutefois, aucun élément public ne permet d’affirmer qu’un tel dispositif a été employé à Caracas.

Les événements vénézuéliens rappellent enfin le précédent du « syndrome de La Havane », apparu à partir de 2016 chez des diplomates américains en poste à Cuba et ailleurs dans le monde. Migraines, vertiges, troubles neurologiques inexpliqués : ces symptômes avaient conduit certains à évoquer des attaques par ondes dirigées, sans qu’aucune preuve concluante n’ait jamais été apportée. Une évaluation américaine publiée en janvier 2025 jugeait même « très improbable » l’implication d’un adversaire étranger.

Selon CNN, les États-Unis continuent néanmoins d’investir massivement dans la recherche sur ce type de technologies. Le Pentagone aurait récemment testé un dispositif portable, capable de produire des ondes radio pulsées, acquis lors d’une opération secrète à la fin du mandat de Joe Biden. Là encore, aucune connexion directe n’a été établie avec l’opération menée au Venezuela.

À ce stade, aucune preuve tangible ne confirme l’utilisation d’une arme sonique secrète lors de la capture de Nicolas Maduro. Les déclarations de Donald Trump, entre dissuasion stratégique et communication politique, entretiennent un flou soigneusement cultivé, laissant ouvertes toutes les hypothèses sans permettre de trancher sur la réalité des faits.

Sources :

L’Express – 22 janvier 2026 – Article de Julien Chabrout

Reuters – Déclarations du Kremlin sur l’arme sonique présumée

Slate – Analyse des armes soniques et à énergie dirigée

CNN – Enquête sur les dispositifs à ondes dirigées et le syndrome de La Havane

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