You are currently viewing RSF : l’ONG proche des réseaux mondialistes épingle CNews pour « manquements flagrants et répétés »
Pierre Haski. Photo : @Myriam Levain/Stay Tunes

RSF : l’ONG proche des réseaux mondialistes épingle CNews pour « manquements flagrants et répétés »

  • Auteur/autrice de la publication :
  • Post category:MEDIA
  • Commentaires de la publication :0 commentaire

Reporters sans frontières publie une enquête d’ampleur sur le respect du pluralisme dans les chaînes d’information. Après l’analyse de plus de 700 000 bandeaux diffusés en mars 2025, l’ONG conclut que CNews se distingue nettement par ses déséquilibres éditoriaux. Une étude qui intervient alors que la chaîne du groupe Bolloré lance CNews Prime et que le président français et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Emmanuel Macron, souhaiterait une labélisation des médias chapoté par l’ONG présidée par Pierre Haski, journaliste qui s’est rendu à la réunion 2023 du groupe Bilderberg.

Dans une étude dévoilée le 26 novembre, l’ONG a passé au crible plus de 700 000 bandeaux diffusés en mars par les quatre chaînes d’information gratuites. Les données ont été collectées toutes les dix secondes grâce à un outil mis au point par le journaliste indépendant Antoine Schirer, qui a a travaillé pour Médiapart, mais aussi le New York Time et la BBC, médias membres du Forum économique mondial et puis analysées pour révéler d’éventuels déséquilibres. Le constat serait sans appel : CNews présenterait des « manquements flagrants et répétés » aux obligations de pluralisme, selon Arnaud Froger, responsable du service investigation de RSF.

La première anomalie repérée tient à la surreprésentation de la gauche au cours du mois de mars, un paradoxe au regard de la ligne éditoriale habituellement associée à la chaîne. Le contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Francois Hollande arrive même en troisième position des personnalités les plus citées. RSF souligne toutefois que CNews a diffusé à deux reprises, au beau milieu de la nuit, un discours de l’ancien président, afin de rééquilibrer des temps de parole déséquilibrés… une méthode que la réglementation n’autorise pas. Une vingtaine de « rattrapages nocturnes » similaires auraient été identifiés, dont 80 % concerneraient la gauche.

Le tableau se renverserait toutefois en journée. Entre 7 h et 10 h, puis entre 18 h et 21 h, plus de 40 % des bandeaux portent sur des thématiques liées à l’extrême droite ou aux formations de la « droite dure ». L’étude révèle également une concentration extrême des sujets traités : insécurité, islamisme, identités culturelles et immigration représentent près de 40 % des thèmes abordés par la chaîne, soit cinq fois plus que sur les autres antennes d’information. Du côté des intervenants, le déséquilibre serait tout aussi net : dix des onze médias les plus représentés sont situés à droite ou à l’extrême droite, occupant près de 70 % du temps d’antenne.

RSF replace cette enquête dans le prolongement de son action menée depuis 2022 sous la direction du défunt Christophe Deloire, ancien directeur général de Reporters sans Frontières (RSF) et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial. L’organisation avait alors saisi le Conseil d’État pour dénoncer l’inaction de l’Arcom face aux dérives observées dans le respect du pluralisme. Une décision de février 2024 avait contraint l’autorité de régulation à revoir ses règles, imposant désormais une diversité d’intervenants, de sujets et de points de vue. Une évolution saluée comme nécessaire, mais jugée insuffisante : les critères, fondés sur un « faisceau d’indices », sont difficilement mobilisables par les simples téléspectateurs, dont les saisines ont disparu depuis la mi-2024.

L’étude de RSF inclut enfin un cas emblématique : le traitement médiatique de la condamnation en première instance de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national. Sur six heures d’antenne analysées les 31 mars et 1ᵉʳ avril, CNews a consacré treize fois plus de temps à critiquer la décision qu’à la défendre. L’Arcom, saisie sur ce point, s’était contentée d’un rappel à la vigilance.

RSF une ONG proche des réseaux mondialistes

L’association Reporters Sans frontières a été confondé en 1985, Robert Ménard, qui selon le blog maçonnique, Hiram.be, aurait « l’appui, au plus haut niveau, de l’Opus Dei ». En 2006, RSF était soutenu par l’Open Society, la fondation affiliée au Forum économique mondial, du milliardaire et contributeur du FEM, George Soros ; le Center for a Free Cuba, une organisation américaine chargée de rassembler et disséminer des informations à propos de Cuba et des Cubains dans les médias, les ONG, et la communauté internationale ; le National Endowment for Democracy une fondation proche de la CIA ou encore la Fondation Ford, qui est membre du Forum économique mondial et fait toujours partie des mécènes de RSF.

Reporter Sans Frontières est d’ailleurs toujours financé par des multinationales affiliées au FEM, comme American ExpressLa Société Générale ou Salesforce. On peut également citer l’UNESCO, l’agence des Nations unies, La Swedish International Development Agency, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), trois organisations affiliées au Forum économique mondial. On peut encore citer les Ministères de l’Intérieur, des Affaires étrangères et de La Défense. 

Lorsqu’il était à la tête de RSF, Robert Ménard n’a pas hésité à rechercher des fonds auprès d’entreprises affiliés au Forum économique mondial, comme Sanofi ou Suez, afin de récolter des fonds pour accélérer la libération de la journaliste. Robert Menard a également été décoré de la Légion d’honneur sur proposition de Bernard Kouchner, membre du club, Le Siècle, fondé par des Francs-maçons.

Le président actuel de Reporter Sans Frontière est Pierre Haski, journaliste qui s’est rendu à la réunion 2023 du groupe Bilderberg. Dans une chronique publié le 12 octobre 2020, l’avocat Gilles-William Goldnadeln qui est par ailleurs chronique sur Cnews rappelait les liens de Pierre Haski avec le contributeur d el’ agenda 2030 du Forum économique mondial, George Soros, fondateur de l’Open Society, fondation membre du WEF. Goldnalden, citait même les déclarations Haski à la revue IEA & Esprit en date du 21 mars 2018 dans lesquelles il affirmait avoir participé durant la campagne électorale française de 2017 « à une opération de surveillance du Web qui été menée et financée par la fondation de Georges Soros ». « C’était après l’élection américaine, donc il voulait voir ce qui se passerait, s’il y avait eu le même type de phénomène qu’aux États-Unis, et avec une société de marketing qui fait de l’analyse de données, on a surveillé le Web français, pendant six mois ».

L’enquête de RSF paraît à un moment stratégique. CNews, désormais première chaîne d’info, lance sa déclinaison numérique CNews Prime et la commission d’enquête parlementaire sur la neutralité de l’audiovisuel public débute ses travaux.

Elle intervient également après la publication au mois de septembre dernier d’un rapport publié par l’ONG Civilization Works, intitulé « Comment la France a inventé le complexe industriel de censure ? » s’appuyant sur les Twitter Files France.

Sources :

Le Monde, L’observatoire du journalisme, wikipedia, weforum

Laisser un commentaire