L’armée israélienne a annoncé, vendredi 28 mars, avoir mené une frappe aérienne sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, marquant une escalade majeure depuis l’instauration d’une trêve entre Israël et le Liban. Cette attaque, inédite depuis plusieurs mois, fait suite à des tirs de roquettes non revendiqués en direction du territoire israélien dans la matinée.
Dans un communiqué, l’armée israélienne a affirmé avoir visé un entrepôt de drones appartenant au Hezbollah, qualifié d’« organisation terroriste ». L’opération militaire a ciblé un quartier densément peuplé, qui abrite notamment des écoles, selon l’Agence nationale d’information (NNA) libanaise.
L’intervention israélienne a provoqué la panique parmi les habitants de la région. De nombreux parents se sont précipités pour retirer leurs enfants des établissements scolaires, qui ont rapidement fermé. Des correspondants de l’AFP sur place ont observé d’importants embouteillages, causés par les habitants tentant de fuir ce secteur durement touché lors des précédents conflits entre Israël et le Hezbollah.
Face à cette montée des tensions, le président français Emmanuel Macron a exprimé sa préoccupation et condamné la frappe comme une violation du cessez-le-feu. Cette réaction intervient alors que la situation au Proche-Orient demeure extrêmement fragile, et que la France plaide activement pour un retour à la désescalade.
Source : Le Monde