La mosquée de la reine Arwa à Jibla, dans la province d’Ibb, au Yémen

Yémen : le gouvernement revendique des centaines de frappes contre les houthistes

Le gouvernement yéménite, soutenu par l’Arabie saoudite, affirme avoir mené plus d’un millier d’attaques contre des positions houthistes, au lendemain de l’annonce d’une offensive destinée à reprendre l’ensemble du pays. Les combattants pro-iraniens ont de leur côté encerclé dimanche Taëz, troisième ville du Yémen.

Lundi 5 octobre, le porte-parole des forces gouvernementales, Majid Al-Nazili, cité par l’agence de presse officielle Saba, a fait état de 1 122 attaques dans les régions de Saada, fief des houthistes, d’Al-Jawf, de Taëz et sur la côte occidentale. Elles ont mobilisé, selon lui, des avions de combat, des drones, de l’artillerie, des missiles, des lance-roquettes et des tireurs d’élite.

« Ces opérations ont permis de neutraliser 1 747 membres des milices » houthistes et de détruire ou d’endommager 364 véhicules et équipements militaires, a-t-il ajouté. Ces chiffres sont ceux du seul camp gouvernemental : les houthistes ne commentent pas, en général, ce type de déclarations.

Une reprise des hostilités depuis juillet

Les hostilités ont repris en juillet, après des années d’accalmie. Depuis, le gouvernement reconnu par la communauté internationale peine à freiner l’avancée des houthistes. Ces combattants pro-iraniens ont pris le contrôle de la capitale, Sanaa, en 2014, puis de larges pans du nord du pays. En septembre, ils se sont emparés du littoral ouest, sur la mer Rouge, au terme d’une offensive éclair, renforçant leur emprise sur le détroit stratégique de Bab Al-Mandab.

Dimanche, ils ont coupé un axe clé reliant Taëz, grande ville du Sud-Ouest qu’ils encerclent désormais, à Aden, où siège le gouvernement internationalement reconnu.

Les houthistes s’en prennent aussi régulièrement à l’Arabie saoudite, alliée du gouvernement. Ils ont mené de nombreuses frappes dans le pays voisin et décrété un blocus de la flotte du royaume, premier exportateur mondial de brut.


Source : Le Monde