Voiture volée en Seine-Saint Denis : la carte grise était enregistrée au nom de Macron

Un trentenaire clermontois a acheté, selon ses dires en toute bonne foi, une Renault Mégane RS volée dont la carte grise était enregistrée au nom d’Emmanuel Macron, à l’adresse du palais de l’Élysée. Interpellé lors d’un contrôle routier quatre mois après l’achat, l’automobiliste a finalement été relaxé du recel de vol mais condamné pour défaut d’assurance.

L’histoire commence en février 2025, dans un garage de Seine-Saint-Denis. L’acheteur, la trentaine, y acquiert une Renault Mégane RS pour 8 500 euros, alors que sa valeur de marché est estimée entre 13 000 et 14 000 euros. La transaction a lieu à 3 heures du matin, juste après une fin de service.

Un contrôle routier qui tourne à la surprise générale

Quatre mois plus tard, un contrôle de police révèle que le véhicule est signalé volé et roule sans assurance. Sur la carte grise figure un nom qui ne passe pas inaperçu : Emmanuel Macron, domicilié au « 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré », à Paris. L’adresse du palais de l’Élysée.

« Je n’ai pas fait attention » : la défense de l’acheteur

Devant les enquêteurs, l’automobiliste plaide la fatigue et l’inattention : « Je l’ai achetée à 3 heures du matin après le travail, j’étais fatigué. Je n’ai pas fait attention que c’était enregistré au nom du président. » Son avocat avance une autre hypothèse : le vendeur aurait délibérément immatriculé le véhicule au nom du chef de l’État par esprit de vengeance, après que son client lui a valu plusieurs contraventions.

Une relaxe partielle, une amende maintenue

Le tribunal a relevé plusieurs éléments troublants : l’heure de l’achat, l’écart de prix avec la cote du véhicule, et le fait que le prévenu ne disposait plus que de trois points sur son permis de conduire. Il a néanmoins été relaxé du chef de recel de vol, mais condamné à 500 euros d’amende pour défaut d’assurance.


Source : TF1 Info – https://www.tf1info.fr/justice-faits-divers/un-homme-au-volant-d-une-voiture-volee-arrete-par-des-policiers-la-carte-grise-etait-au-nom-d-emmanuel-macron-2456167.html