
Un trafic d’armes de grande ampleur a été démantelé à la gare de Lyon, à Paris, après l’interpellation d’un homme qui peinait à porter ses bagages. À l’intérieur : 35 pistolets Glock, pour beaucoup contrefaits. Neuf armes supplémentaires et des munitions ont ensuite été retrouvées à son domicile de Melun. Le suspect, un ressortissant turc de 43 ans, a reconnu avoir déjà livré plus d’une centaine d’armes de poing.
Des sacs trop lourds pour passer inaperçus
La scène se déroule le 24 août, vers 14h30, dans le XIIe arrondissement de Paris. L’homme s’apprête à embarquer à la gare de Lyon pour Perpignan quand son allure attire l’attention des agents des douanes : il peine visiblement à porter ses deux sacs à dos. Le contrôle est immédiat. Le premier pistolet apparaît dès l’ouverture du bagage. Il n’est pas seul.
Trente-cinq Glock, et ce n’est qu’un début
Au total, 35 pistolets de type Glock sont découverts dans les bagages, en grande partie des contrefaçons artisanales des modèles 19 et 26. Parmi elles, une arme retient particulièrement l’attention des enquêteurs : modifiée avec un sélecteur de tir et un chargeur long, elle permettait de tirer en rafale. Le contrôle ne s’arrête pas là. Deux fausses pièces d’identité, des cartes bancaires et 2 800 euros en numéraire sont également saisis sur le suspect.
Neuf armes de plus à Melun, et des messages inquiétants
La perquisition menée au domicile du suspect, à Melun (Seine-et-Marne), permet de mettre la main sur neuf pistolets supplémentaires, ainsi que sur des munitions. Selon les éléments de l’enquête, des messages échangés par le mis en cause évoquaient de possibles projets d’exécutions, une piste qui donne une tout autre dimension à ce qui aurait pu passer pour un simple trafic d’armes de contrefaçon.
Mis en examen, écroué, et un aveu qui pèse lourd
Le suspect a été mis en examen le 28 août pour trafic d’armes et association de malfaiteurs, puis placé en détention provisoire. Il a reconnu appartenir à un réseau criminel structuré et avoir déjà écoulé plus d’une centaine d’armes de poing avant son interpellation. De quoi rappeler qu’un simple problème de bagagerie, à quelques mètres d’un quai de gare, peut suffire à faire tomber un réseau entier.
Onze pistolets de plus, et l’histoire aurait pu s’arrêter à un simple mal de dos.
Source : Le Parisien — leparisien.fr