Thomas Guénolé a été suspendu pour un an de ses « droits et qualités maçonniques » au sein du Grand Orient de France, rapporte Le Point. La sanction, prononcée en avril 2026 par la Chambre suprême de justice maçonnique, intervient notamment après son soutien affiché à la Jeune Garde et sur fond de tensions liées à son comportement en loge. Lors de son débat avec Alain Soral, Guénolé a expliqué que sa suspension était liée au fait qu’il avait souhaité créer une fraternelle ayant pour objectif de lutter contre l’extrême droite.
Thomas Guénolé n’est plus, temporairement, un membre de plein exercice du Grand Orient de France (GODF). Selon les informations publiées par Le Point le 19 août 2026, le politologue et ancien chroniqueur de « Touche pas à mon poste » a été suspendu pour une durée d’un an de ses « droits et qualités maçonniques ».
La décision aurait été rendue en avril par la Chambre suprême de justice maçonnique, après sa saisine par le Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France. Thomas Guénolé avait publiquement revendiqué son appartenance à cette obédience maçonnique à la suite d’une précédente enquête de l’hebdomadaire.
D’après Le Point, plusieurs éléments ont nourri la procédure. Le journal cite notamment le soutien de Thomas Guénolé au collectif d’ultragauche Jeune Garde après le meurtre du militant identitaire Quentin Deranque, survenu le 12 février 2026.
Des tensions également rapportées en loge
L’affaire ne se limiterait toutefois pas aux prises de position publiques de l’ancien chroniqueur. Le Point rapporte également un épisode survenu en novembre 2025 au sein de sa loge.
Thomas Guénolé y aurait présenté une « planche », nom donné dans le vocabulaire maçonnique à un travail exposé devant les membres d’une loge. Celle-ci aurait été consacrée à sa participation, aux côtés de plusieurs élus de La France insoumise, à une flottille pour Gaza.
Selon le récit de l’hebdomadaire, des membres l’auraient alors interrogé sur son absence de mobilisation comparable concernant notamment les Ouïgours ou les Soudanais. Thomas Guénolé se serait emporté au cours de l’échange, au point que le vénérable maître, qui préside les travaux d’une loge maçonnique, aurait dû intervenir pour ramener le calme.
Pas d’appel contre la suspension
Thomas Guénolé n’aurait pas contesté la sanction. Le Point indique qu’il n’a pas fait appel de la décision et qu’il est demeuré discret publiquement sur cette suspension.
Lors de son débat avec Alain Soral qui a eu lieu le 28 aout, ce dernier lui a demandé si cette suspension avait avoir avec le fait qu’il avait accepté de participer à ce duel. Guénolé a répondu par la négative précisant que sa suspension était liée au fait qu’il avait créé “une fraternité de résistance à l’extrême droite, sans avoir demandé la permission à personne”.
Cette affaire intervient après une autre séquence médiatique mouvementée. Thomas Guénolé avait notamment fait parler de lui en mars 2025 lors d’une vive confrontation avec Cyril Hanouna dans « Touche pas à mon poste », après des déclarations sur la religion et l’existence de Dieu qui avaient suscité de fortes réactions parmi les chroniqueurs de l’émission. L’ancien chroniqueur avait ensuite quitté l’équipe de TPMP.
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