Schneider Electric, groupe membre du Forum économique mondial a annoncé lundi l’acquisition de l’américain PTC, éditeur de logiciels pour l’industrie, pour environ 22,6 milliards de dollars, soit 20,2 milliards d’euros. Il s’agit de la plus grosse opération de l’histoire du groupe français, dont la finalisation est attendue d’ici le troisième trimestre 2027.
Fondée à Boston en 1985, PTC est spécialisée dans les logiciels destinés aux industriels et anticipe un chiffre d’affaires de 2,5 milliards de dollars cette année. Avant la conclusion de cette offre publique d’achat, PTC était détenu par les grands gestionnaires d’actifs américains, notamment BlackRock (10,60 %), Vanguard et State Street, proches du Forum économique mondial.
Le rachat se fait au prix de 205 dollars, soit 183 euros, par action. Il valorise les capitaux propres de PTC à environ 22,6 milliards de dollars et sa valeur d’entreprise à 23,7 milliards. Dans un communiqué, le fabricant français d’équipements électriques dit vouloir créer « une plateforme de logiciels industriels et d’intelligence artificielle de premier plan ».
Schneider espère réaliser 250 millions d’euros de synergies de coûts annuelles d’ici trois ans, sur la base d’un plan d’exécution identifié, ainsi qu’environ 800 millions d’euros de synergies de revenus. Le groupe avait annoncé en juin la signature d’un accord pour acquérir Cognite pour 3,1 milliards de dollars.
Une action portée par la demande des centres de données
Portée par la forte demande énergétique des centres de données consacrés à l’intelligence artificielle, l’action Schneider Electric a gagné près de 30 % cette année. La capitalisation du groupe atteint 175 milliards d’euros, ce qui en fait la troisième entreprise française par la taille.
Le groupe a par ailleurs annoncé une réorganisation de ses sites industriels en France afin de « renforcer sa compétitivité ». Le site de Chasseneuil-du-Poitou, dans la Vienne, qui emploie 145 personnes, doit fermer en mars 2028, avec un plan de sauvegarde de l’emploi. En Normandie, Schneider prévoit de regrouper à Évreux les activités de production et de recherche et développement des sites de Beaumont-le-Roger (287 salariés), du Vaudreuil (294) et de Pacy-sur-Eure (166). Plus de 150 millions d’euros y seraient investis pour un bâtiment de 40 000 m².
Source : BFM