Rangs de vignes dans un paysage viticole du sud de la France, photo d’illustration

Saint-Gilles : enquête pour assassinat après la découverte d’un corps dans des vignes

À Saint-Gilles, dans le Gard, une enquête pour assassinat a été ouverte par le parquet de Nîmes après la découverte, le mercredi 12 août 2026, du corps d’une femme dans des vignes. Les investigations ont été confiées à la section de recherches de la gendarmerie de Nîmes. Cinq jours après les faits, l’identité de la victime n’est pas établie.

Mercredi 12 août 2026, au petit matin. Un ouvrier agricole arrive sur son lieu de travail, à Saint-Gilles, commune du Gard située entre Nîmes et la Camargue. Entre deux rangs de vignes, il découvre un corps. Il alerte les secours.

Les gendarmes de la compagnie de Nîmes se déploient sur la parcelle. Un magistrat du parquet se rend « immédiatement » sur les lieux, selon la procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac, citée par Europe 1 et par Objectif Gard. Les premières constatations établissent qu’il s’agit d’une femme. Le corps est partiellement brûlé, ce qui rend son identification difficile. Des prélèvements sont effectués sur place, rapporte InfOccitanie.

Une enquête pour assassinat confiée à la section de recherches

Le parquet de Nîmes ouvre le jour même une enquête du chef d’assassinat. En droit pénal français, l’assassinat désigne un homicide volontaire commis avec préméditation ou guet-apens. Cette qualification est celle retenue à ce stade des investigations. Elle ne préjuge pas de ce que l’enquête établira et peut être requalifiée.

La section de recherches de Nîmes intervient sur l’ensemble du ressort de la cour d’appel et se voit saisir des dossiers présentant une gravité ou une complexité particulières. Sa saisine dès le premier jour est cohérente avec la qualification retenue par le parquet.

Les investigations sont confiées au groupement de gendarmerie départementale du Gard et à la section de recherches de Nîmes, l’unité chargée des affaires criminelles complexes dans le ressort. Une autopsie a été programmée dès le jeudi 13 août, selon Objectif Gard et Europe 1. Ses conclusions n’ont pas été rendues publiques. Les causes et les circonstances du décès ne sont pas connues.

L’identification de la victime n’est pas établie

Au moment de la première communication du parquet, l’identité de la victime n’était pas connue. Elle ne l’était toujours pas cinq jours plus tard.

Le 17 août, Objectif Gard écrit que le corps « pourrait être celui d’une jeune Nîmoise », tout en précisant qu’aucune identification formelle ne peut « encore être annoncée à ce stade » et qu’« il reste encore quelques vérifications complémentaires ». La Dépêche du Midi évoque le même jour cette piste et souligne la prudence des autorités. Aucun communiqué du parquet de Nîmes n’a confirmé cette hypothèse.

Tant qu’une identification formelle n’a pas été annoncée par le parquet, la victime demeure une femme dont le nom n’est pas connu. X-Pression Média ne publie donc aucune identité, ni celle qui circule, ni aucune autre.

Une affaire déjà commentée en ligne

Le média régional ICI, ex-France Bleu, a consacré un article distinct à la rumeur qui enfle sur les réseaux sociaux au sujet de l’identité de la victime. Des noms y circulent. Aucun n’a été validé par une source judiciaire.

Le titre de la source d’origine, publié par La Dépêche du Midi, avance par ailleurs l’hypothèse d’une victime « influenceuse ». Cette qualification ne repose sur aucune confirmation officielle. Elle décrit une piste d’identification, pas un fait établi, et ne dit rien de l’enquête elle-même.

L’affaire a été reprise dès le 12 août par BFMTV, Europe 1 et France 3 Occitanie, puis par la presse régionale gardoise. Cinq jours plus tard, les éléments publiés restent pour l’essentiel ceux de la première communication du parquet : une femme, une parcelle de vignes, une date, une qualification pénale. Le reste relève de l’enquête en cours.

Le rappel vaut aussi pour la suite. Une enquête pour assassinat est ouverte, aucune personne n’a été présentée publiquement comme suspecte, aucune garde à vue n’a été annoncée par le parquet. La présomption d’innocence s’applique pleinement.

Le parquet de Nîmes n’a pas annoncé de date pour une nouvelle communication. Les vérifications se poursuivent dans le Gard, où l’enquête reste ouverte du chef d’assassinat. D’ici là, un nom qui circule en ligne reste un nom que personne n’a vérifié.


Source : La Dépêche du Midi – https://www.ladepeche.fr/2026/08/17/le-corps-dune-femme-retrouve-denude-et-a-moitie-brule-dans-des-vignes-la-victime-pourrait-etre-une-influenceuse-les-autorites-restent-prudentes-13512050.php