À la sortie de la réunion organisée à l’Élysée vendredi 18 septembre, Olivier Faure a affirmé qu’aucun scénario de désescalade rapide ne se dessinait sur les crises internationales. Le premier secrétaire du Parti socialiste refuse toutefois que la France soit « gouvernée par la peur » et appelle à renforcer les aides aux ménages.
Olivier Faure veut éviter que l’inquiétude internationale dicte l’agenda politique français. À l’issue de la réunion organisée par Emmanuel Macron à l’Élysée avec les principaux candidats à sa succession ou leurs représentants, le dirigeant socialiste a confirmé que les perspectives présentées concernant les conflits en cours étaient préoccupantes.
Selon lui, aucun « scénario de désescalade » ne serait envisagé à court terme. Une situation qui laisse entrevoir des crises durables et, avec elles, des conséquences persistantes sur l’énergie et le pouvoir d’achat en France.
Mais Olivier Faure refuse d’en tirer un discours alarmiste. « Nous ne devons pas être gouvernés par la peur », a-t-il déclaré, estimant que la France devait au contraire se préparer aux défis qui l’attendent, notamment l’électrification des usages et la transition écologique.
Le candidat à la primaire de la gauche a surtout insisté sur la protection immédiate des ménages face à la hausse des prix.
Il souhaite que les aides destinées aux Français soient versées automatiquement et estime qu’elles devraient être « vraisemblablement doublées ». Olivier Faure veut également élargir la réflexion au « reste à vivre », au-delà de la seule facture énergétique.
Le responsable socialiste cite notamment le logement, pour lequel il défend l’encadrement des loyers, mais aussi l’alimentation parmi les dépenses qui pèsent sur les ménages.
Sa déclaration intervient alors que la flambée des prix des carburants s’impose comme l’un des principaux sujets politiques de la rentrée et que les différents candidats à la présidentielle commencent à présenter leurs réponses à la crise énergétique.
Sources :
Le Monde — Direct « Présidentielle 2027 », déclarations d’Olivier Faure à la sortie de la réunion à l’Élysée, 18 septembre 2026.