Le projet Glasswing d’Anthropic, qui réunit des organisations utilisant l’intelligence artificielle pour sécuriser des logiciels, passe d’une cinquantaine à environ 200 partenaires. Cet élargissement, annoncé début juin 2026, étend l’accès à Claude Mythos Preview, le modèle le plus avancé de l’entreprise. Les nouveaux membres protègent des infrastructures critiques dans plus de quinze pays.
Anthropic a annoncé le 2 juin 2026 l’élargissement du projet Glasswing, qui rassemblait jusqu’ici environ cinquante organisations, à près de 200 partenaires. Selon Reuters, chaque membre doit satisfaire à certaines exigences de sécurité avant d’accéder à Claude Mythos Preview, la version préliminaire du modèle le plus puissant de l’entreprise. Cette intelligence artificielle a retenu l’attention de gouvernements et d’institutions financières du monde entier pour sa capacité à détecter des vulnérabilités logicielles. L’entreprise dirigée par le contributeur de l’agenda 2030, Dario Amodei a collaboré avec le gouvernement américain et des acteurs du secteur de la sécurité sur ce déploiement.
Des infrastructures critiques dans plus de 15 pays
Les nouveaux partenaires de Glasswing sont implantés dans plus de quinze pays et renforcent les défenses de secteurs sensibles. Anthropic cite la santé, l’énergie, l’eau, les communications et le matériel informatique. L’entreprise estime qu’une attaque d’envergure contre ces organisations pourrait toucher plus de cent millions de personnes, ce qui souligne l’enjeu de sécurité associé à ces infrastructures. L’extension du programme vise donc à mettre les capacités du modèle au service de la protection de systèmes dont la défaillance aurait des conséquences étendues.
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Une IA scrutée par les États et la finance
L’intérêt manifesté par les pouvoirs publics et le secteur financier pour Claude Mythos illustre la double nature de ces modèles avancés, capables d’identifier des failles aussi bien pour les corriger que pour les exploiter. C’est cette ambivalence qui justifie, selon Anthropic, des garde-fous renforcés et un accès contrôlé. Le déploiement de Glasswing s’inscrit dans un contexte où plusieurs gouvernements, dont celui des États-Unis, ont mis en place des dispositifs d’évaluation des modèles d’intelligence artificielle avant leur diffusion.
L’élargissement du projet Glasswing confirme la place croissante de l’intelligence artificielle dans la cybersécurité des infrastructures critiques. La capacité d’un même modèle à défendre ou à attaquer des systèmes restera au cœur des arbitrages entre ouverture et précaution.