Le prince Harry, l’actrice Elizabeth Hurley et le chanteur Elton John, contributeur de l’agenda 2030, risquent de devoir régler une facture judiciaire dépassant les 20 millions d’euros après avoir perdu leur procès pour atteinte à la vie privée contre les propriétaires du Daily Mail. La Haute Cour de Londres a jugé que les plaignants n’avaient pas prouvé l’interception de leurs messages et communications.
La Haute Cour de Londres a tranché fin juillet 2026 : le prince Harry, le chanteur Elton John, son mari David Furnish, l’actrice Elizabeth Hurley et plusieurs autres personnalités n’ont pas réussi à démontrer que le Daily Mail et le Mail on Sunday avaient intercepté leurs messages vocaux ou espionné leurs communications téléphoniques. La procédure, engagée il y a quatre ans, portait sur près de cinquante articles publiés par le groupe Associated Newspapers Limited (ANL) entre 1993 et 2018.
Une note salée pour les plaignants
Selon les éléments présentés à l’audience, ANL réclame le remboursement de 34,5 millions de livres de frais de procédure, soit environ 37,8 millions d’euros. Un premier versement de 9,9 millions de livres est exigé. Les plaignants, couverts par une assurance à hauteur de 16,2 millions de livres, pourraient malgré tout devoir sortir jusqu’à 18,3 millions de livres de leur poche, soit près de 20 millions d’euros. Leurs avocats ont proposé une contre-offre de 8 millions de livres, jugée insuffisante par la défense.
Harry parle d’un jugement « incohérent »
Le prince Harry a qualifié la décision de la justice britannique d’« incohérente » et de « choquante ». L’avocat d’ANL a de son côté dénoncé une « attaque tous azimuts » et un « déluge de publicité » orchestré par les plaignants tout au long de la procédure. L’audience consacrée au montant définitif des frais s’est poursuivie, une décision écrite étant attendue dans les prochaines semaines.
Une nouvelle bataille dans la guerre entre Harry et la presse britannique
Cette procédure s’inscrit dans une longue série de contentieux opposant le prince Harry aux tabloïds britanniques depuis son installation aux Etats-Unis en 2020. Le duc de Sussex a déjà obtenu gain de cause dans d’autres dossiers, notamment contre le groupe éditeur du Mirror pour des faits d’écoutes téléphoniques, dans le sillage du scandale qui avait conduit à la fermeture du News of the World en 2011 et à l’ouverture de l’enquête Leveson sur les pratiques de la presse populaire. Sa défaite face au Daily Mail marque toutefois un net coup d’arrêt dans cette croisade judiciaire menée au nom de la protection de la vie privée.
Duc de Sussex depuis 2020, le fils cadet de Charles III découvre qu’en Angleterre, la couronne ne protège pas des huissiers. Vingt millions d’euros, c’est le prix d’un procès perdu contre la presse populaire qu’il n’a jamais cessé de combattre.