La prise d’otages à Curitiba s’est achevée vendredi 9 octobre : treize enfants de 4 à 5 ans, retenus dans une école maternelle du sud du Brésil, ont été libérés par la police, qui a abattu leur ravisseur. Tous les enfants sont vivants, mais l’un d’eux au moins a été blessé par le suspect.
Il est arrivé à vélo, a sauté par-dessus la clôture d’un centre municipal d’éducation de la petite enfance et s’est retranché dans une salle avec des enfants. Le récit est celui du colonel Alexandre Lopes Dias, commandant des forces spéciales de la police militaire de l’État du Paraná, livré lors d’une conférence de presse. D’après lui, l’homme aurait répandu un produit inflammable en gardant un briquet à la main. Il portait aussi un couteau et une arme à feu, qui s’est révélée fausse.
Près de trois heures de négociation
Les échanges entre le ravisseur et la police ont duré environ deux heures et demie à trois heures. Pendant toute la négociation, a raconté le colonel, l’homme est resté entouré des enfants, l’un d’eux assis sur ses genoux. Peu à peu, les jeunes otages se sont agités, et l’homme a commencé à les frapper.
L’assaut des forces spéciales
Face à des enfants de plus en plus stressés et à un assaillant qui commençait à les agresser physiquement, la police a opté pour une intervention tactique « pour éviter un mal plus grand », a expliqué le colonel Lopes Dias. Des images de chaînes de télévision locales montrent des enseignants et des membres de la direction faisant sortir le reste des enfants de l’établissement. Les médias locaux ont rapporté plusieurs coups de feu et de fortes détonations, semblables à celles de grenades assourdissantes.
Le ravisseur a été abattu. Les treize enfants ont été conduits auprès des services médicaux et des pompiers pour recevoir des soins. Sur Instagram, le maire de Curitiba, Eduardo Pimentel, a salué la nouvelle que tout le monde attendait : les enfants sont vivants et en sécurité.
Un ravisseur identifié, des motivations inconnues
Après sa mort, la police a identifié l’homme et découvert qu’il souffrait de schizophrénie. Ses motivations et son éventuel lien avec la maternelle sont pour le moment inconnus.
Blumenau, avril 2023 : un précédent dans le Sud
Le Brésil a enregistré ces dernières années plusieurs attaques dans des établissements scolaires. En avril 2023, un homme avait tué à la hache quatre enfants dans une crèche de Blumenau, également dans le sud du pays.
La prise d’otages à Curitiba se termine sans mort parmi les enfants, et le maire n’a eu besoin que d’une phrase pour le dire. Reste une question que la police n’a pas encore tranchée : pourquoi cette école ? Pour l’instant, personne ne le sait.