Présidentielle 2027 : Zemmour candidat, il confirme vouloir remplacer les immigrés par des robots

Éric Zemmour, président du parti Reconquête, a confirmé le 17 septembre qu’il sera candidat à l’élection présidentielle de 2027. Lors d’une intervention sur BFMTV, il a durci son discours sur l’immigration, réclamant l’expulsion de l’ensemble des étrangers incarcérés, des délinquants étrangers non incarcérés et des chômeurs de longue durée, y compris en situation régulière. Il a également confirmé son intention de recourir aux robots comme alternative à la main-d’œuvre immigrée.

Éric Zemmour, président du parti Reconquête, a confirmé le 17 septembre qu’il sera candidat à l’élection présidentielle de 2027. Lors d’une intervention sur BFMTV, il a durci son discours sur l’immigration, réclamant l’expulsion de l’ensemble des étrangers incarcérés, des délinquants étrangers non incarcérés et des chômeurs de longue durée, y compris en situation régulière. Il a également confirmé son intention de recourir aux robots comme alternative à la main-d’œuvre immigrée.

« Je suis candidat à la présidence de la République, je serai candidat à l’élection présidentielle », a déclaré Éric Zemmour, 68 ans, ancien journaliste et polémiste devenu chef de parti. Selon Le Figaro, une déclaration de candidature formelle devrait intervenir à l’automne, probablement en octobre. L’eurodéputée Sarah Knafo, sa compagne et bras droit politique, n’a pas été retenue comme candidate concurrente au sein du mouvement.

Une liste d’expulsions élargie

Le fondateur de Reconquête a détaillé une liste de catégories visées par ses propositions d’expulsion : l’ensemble des étrangers incarcérés, qui représentent selon lui 25 % de la population carcérale, les délinquants étrangers même non incarcérés, les personnes sans titre de séjour, les chômeurs de longue durée au-delà d’un an même en situation régulière, et les personnes ne vivant que des allocations sociales. « Il faut renvoyer tous les étrangers qui sont dans les prisons françaises. Ça fait 25 % des prisons », a-t-il affirmé.

Le spectre de 2022 et le pari de la remigration

Crédité de 7,07 % des voix au premier tour de la présidentielle de 2022, Éric Zemmour mise sur la radicalisation de son discours migratoire pour tenter de dépasser ce score. Il a également évoqué le recours croissant aux robots comme alternative à une main-d’œuvre immigrée dans certains secteurs économiques, articulant son projet de « remigration » à un discours plus large sur l’automatisation du travail.

Entre un Rassemblement national en position de force dans les sondages et une droite classique en quête de repositionnement, Éric Zemmour rejoue la carte de la surenchère qui avait fait sa singularité en 2021. Reste à savoir si l’électorat qui l’avait porté il y a cinq ans répondra une seconde fois présent.


Source : Le Figaro