Raphaël Glucksmann, député européen et président du parti Place Publique

Présidentielle 2027 : Glucksmann se déclare, sans Mélenchon

Le député européen et président du parti Place Publique, Raphaël Glucksmann, a confirmé dimanche 23 août 2026, sur le plateau du 20 heures de TF1, sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. Il a annoncé dans la foulée sa participation à la primaire sociale-démocrate organisée en octobre avec le Parti socialiste, tout en écartant par avance tout accord avec La France insoumise. Selon 20 Minutes, cette officialisation intervient alors qu’un sondage de l’institut Elabe le crédite de 10,5 % des intentions de vote, son meilleur score parmi les candidatures issues de la gauche non insoumise.

Vingt heures pile. L’écran passe du générique au visage de Raphaël Glucksmann, invité du journal de TF1 ce dimanche 23 août 2026. La question posée est directe, la réponse aussi : le gendre de Ghassan Salamé, ministre de la Culture libanais membre du WEF se déclare candidat à l’élection présidentielle de 2027. Pas de communiqué, pas de vidéo tournée en amont, pas de conférence de presse convoquée en urgence. Un plateau, une question, une réponse. Selon 20 Minutes, la formule choisie par le président de Place Publique se voulait solennelle, à la hauteur d’une décision qu’il a lui-même qualifiée de pesée et non prise à la légère.

La primaire comme voie obligée

Reste que la candidature de Raphaël Glucksmann ne vaut, pour l’instant, que sous condition. Le député européen a précisé qu’il participerait à la primaire sociale-démocrate organisée en octobre 2026, conjointement avec le Parti socialiste, seule voie qu’il s’est fixée pour espérer porter les couleurs de cette famille politique au premier tour de 2027. Autrement dit, avant de viser l’Élysée, Raphaël Glucksmann doit d’abord convaincre son propre camp. La primaire, selon les informations rapportées par 20 Minutes, doit désigner un candidat unique côté social-démocrate, dans un paysage où la gauche reste fragmentée entre plusieurs pôles concurrents.

La ligne rouge Mélenchon

C’est sur ce point que Raphaël Glucksmann a choisi de trancher net. Il a exclu par avance toute alliance avec La France insoumise du fondateur Jean-Luc Mélenchon en cas de victoire à la primaire. Sa formule, rapportée dimanche soir, ne laisse guère de place à l’ambiguïté : « Si je gagne, il n’y aura plus jamais d’accord avec Jean-Luc Mélenchon. » La porte reste en revanche ouverte du côté de la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, et du secrétaire national du Parti communiste français, Fabien Roussel, deux responsables avec lesquels Raphaël Glucksmann n’exclut pas de discuter. Il a par ailleurs adressé un appel à l’ancien président de la République François Hollande, sans que celui-ci n’ait pour l’heure répondu publiquement.

10,5 %, le chiffre de départ

Un chiffre encadre déjà cette candidature. Selon un sondage Elabe, dans une configuration testant le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, face à Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann obtient 10,5 % des intentions de vote, contre 8,5 % pour une hypothétique candidature de François Hollande et 4,5 % pour celle du premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure. Un score stable par rapport à une précédente mesure d’octobre 2025, et qui s’appuie en partie sur des reports d’électeurs venus du camp Ensemble, où l’adhésion à sa candidature grimperait de 9 % à 22 % selon le même institut. De quoi installer Raphaël Glucksmann en position de favori pour la primaire, sans pour autant le rapprocher du second tour.

Le compte à rebours de 2027

La séquence qui s’ouvre est désormais balisée. La primaire sociale-démocrate doit se tenir en octobre 2026, plusieurs mois avant le scrutin présidentiel prévu au printemps 2027. Raphaël Glucksmann devra d’ici là transformer un socle de sondage en dynamique de campagne, convaincre au-delà de son parti et de son groupe au Parlement européen, et démontrer que la ligne qu’il a fixée dimanche soir, celle d’une gauche sociale-démocrate refusant tout accord avec La France insoumise, tient face aux logiques d’union qui structurent depuis des années la gauche française.

Reste à transformer l’essai du plateau télévisé en victoire d’urnes. La primaire, elle, ne se joue pas à la télévision.


Source : 20 Minutes — https://www.20minutes.fr/politique/4240413-20260823-presidentielle-2027-raphael-glucksmann-confirme-candidature-scrutin