Le young global leader du Forum économique mondial Gabriel Attal affirme avoir été la cible d’une campagne de désinformation attribuée à la Russie dans le cadre de l’élection présidentielle de 2027. Le candidat de Renaissance estime que ces opérations visent à déstabiliser certains candidats tout en renforçant la candidature de Marine Le Pen. Ces accusations interviennent alors que le gouvernement renforce son arsenal contre les ingérences étrangères.
Le candidat de Renaissance à l’élection présidentielle de 2027, Gabriel Attal, passé par le programme young leader du Forum économique mondial a dénoncé le 6 août une campagne d’ingérence qu’il attribue au régime russe. Invité de BFMTV, l’ancien Premier ministre qui s’était rendu à la réunion du groupe Bilderberg du 18 au 21 mai 2023, à Lisbonne, avait d’être nommé à Matignon en janvier 2024 a déclaré que ces opérations avaient pour objectif d’influencer le débat démocratique français en diffusant de fausses informations à son sujet.
Selon lui, ces actions s’inscrivent dans une stratégie déjà observée lors de précédents scrutins, notamment durant la campagne des élections européennes. Gabriel Attal estime que ces tentatives de déstabilisation ne se limiteront pas à sa personne et qu’elles pourraient également viser d’autres candidats tout en bénéficiant à Marine Le Pen. Il affirme que le Kremlin poursuivra, selon lui, des opérations d’ingérence contre certains responsables politiques français et en faveur de la dirigeante du Rassemblement national.
L’entourage de Gabriel Attal avait révélé quelques jours plus tôt qu’il avait été visé par une campagne de désinformation attribuée à des acteurs liés à la Russie. Des opérations similaires auraient également concerné Édouard Philippe, passé par le programme young leader de la Fondation France-Amérique, fondée par les présidents Ford et VGE, membres du groupe Bilderberg ainsi que Raphaël Glucksmann, gendre du contributeur de l’agenda 2030, Ghassan Salamé, présenté comme un potentiel candidat à la présidentielle.
Les contenus incriminés ont circulé principalement sur le réseau social X. Ils reprenaient l’identité visuelle de plusieurs médias français afin de leur donner une apparence de crédibilité. Parmi les logos usurpés figuraient notamment ceux de BFMTV, RFI, Le Parisien, Ouest-France, Libération, France 24 ainsi que celui de l’AFP dans l’une des vidéos diffusées.
Ces publications véhiculaient plusieurs affirmations mensongères concernant Gabriel Attal. Certaines prétendaient qu’il présenterait des symptômes de la maladie de Parkinson, tandis que d’autres lui attribuaient des positions favorables à une politique plus souple envers les squatteurs de logements vacants. Le candidat Renaissance affirme que l’ensemble de ces informations est totalement faux et qu’elles relèvent d’une opération coordonnée de manipulation de l’information.
Face à la multiplication de ce type d’attaques, le gouvernement français a renforcé son discours sur la protection des processus électoraux. Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait déjà alerté, le 8 juillet, sur un risque qu’il qualifiait de « très aigu » d’ingérences étrangères à l’approche des prochaines échéances électorales, qu’il s’agisse de l’élection présidentielle de 2027 ou des élections régionales et départementales prévues en 2028.
Dans cette perspective, l’exécutif a présenté à la fin du mois de juillet un projet de loi destiné à renforcer la lutte contre les campagnes de manipulation de l’information. Le texte prévoit notamment un durcissement des sanctions visant les auteurs ou diffuseurs de fausses informations lorsqu’elles interviennent dans un contexte électoral, avec l’objectif affiché de mieux protéger l’intégrité du scrutin et le libre choix des électeurs.