Pérou : un séisme de magnitude 5,1 fait six morts et 32 blessés dans les Andes

Un violent séisme de magnitude 5,1 a frappé le centre du Pérou dans la soirée du samedi 18 juillet 2026, provoquant la mort d’au moins six personnes et faisant 32 blessés selon les autorités péruviennes. Les importantes destructions constatées dans la région andine de Junín rappellent la vulnérabilité du pays face aux risques sismiques. Les opérations de secours se poursuivent alors que plusieurs centaines d’habitants ont dû quitter leur domicile.

Le Pérou a une nouvelle fois été frappé par un important tremblement de terre. Dans la soirée du samedi 18 juillet 2026, un séisme de magnitude 5,1 s’est produit dans la région de Junín, au cœur des Andes péruviennes, semant la panique parmi les habitants et provoquant d’importants dégâts matériels. Le dernier bilan communiqué par les autorités fait état de six morts et de 32 blessés, tandis que plusieurs dizaines d’habitations se sont effondrées ou présentent des dommages structurels majeurs.

Selon le Centre sismologique national du Pérou, le séisme est survenu à 21 h 24, heure locale, avec un épicentre situé dans la province de Chupaca, à proximité de la ville de Sicaya, à environ 300 kilomètres à l’est de Lima. La secousse principale s’est produite à une profondeur d’environ 24 kilomètres, avant d’être suivie quelques minutes plus tard par une réplique de magnitude 3,7, ressentie dans plusieurs communes de la région.

Les districts ruraux de Chongos Bajo et des localités voisines figurent parmi les secteurs les plus durement touchés. Les images diffusées par les médias locaux montrent des maisons réduites à l’état de gravats, des routes encombrées de débris et des habitants contraints de passer la nuit dehors, redoutant de nouvelles secousses. Les secours ont été mobilisés dès les premières heures de la nuit afin de rechercher d’éventuelles victimes coincées sous les décombres.

Les autorités péruviennes précisent qu’au moins 48 habitations ont été entièrement détruites et que plusieurs autres ont subi d’importants dommages. Environ 300 personnes ont dû être prises en charge dans des abris temporaires installés par les services de protection civile. Les pompiers, épaulés par les équipes de secours locales et les forces de sécurité, poursuivent leurs opérations dans les zones les plus affectées.

Parmi les bâtiments endommagés figure également l’église historique Santiago de León, construite au XVIᵉ siècle et classée au patrimoine national péruvien. L’édifice religieux, considéré comme un joyau architectural de l’époque coloniale, présente d’importantes fissures qui inquiètent les spécialistes du patrimoine. Plusieurs établissements de santé de la région ont également subi des dégâts, compliquant temporairement la prise en charge des blessés.

Selon les responsables de la protection civile, l’ampleur des destructions s’explique en grande partie par la nature des constructions locales. Une grande partie des habitations rurales est bâtie en adobe, un matériau traditionnel composé de terre séchée particulièrement vulnérable aux secousses sismiques. Ce type de construction, très répandu dans les zones andines, résiste mal aux mouvements du sol, même lorsque la magnitude demeure modérée.

Les autorités n’excluent pas que le bilan humain puisse évoluer. Les opérations d’inspection se poursuivent dans plusieurs villages isolés où les communications restent difficiles. Certaines personnes étaient encore portées disparues dans les heures suivant le séisme, tandis que les équipes de secours continuaient de déblayer les bâtiments effondrés.

Ce nouvel événement rappelle que le Pérou figure parmi les pays les plus exposés au risque sismique dans le monde. Le territoire est situé sur la ceinture de feu du Pacifique, une vaste zone géologique qui concentre près de 85 % de l’activité sismique mondiale. Cette intense activité résulte de la subduction de la plaque océanique de Nazca sous la plaque sud-américaine, un phénomène à l’origine de fréquents tremblements de terre dans toute la façade occidentale de l’Amérique du Sud.

Au cours des dernières décennies, plusieurs séismes particulièrement meurtriers ont marqué l’histoire récente du pays. Le plus dramatique reste celui du 15 août 2007, lorsqu’un puissant tremblement de terre de magnitude 8,0 avait frappé la région de Pisco, sur la côte centrale. La catastrophe avait causé la mort de près de 600 personnes et fait plus de 2 000 blessés, laissant des dizaines de milliers d’habitants sans logement. Cet épisode demeure une référence dans la politique péruvienne de gestion des risques naturels et dans les programmes de prévention des catastrophes.

Malgré le renforcement progressif des normes parasismiques dans les grandes villes, les régions rurales continuent de présenter une forte vulnérabilité en raison de la qualité des constructions et d’un accès limité aux infrastructures modernes. Les autorités péruviennes poursuivent désormais l’évaluation des dégâts afin de déterminer les besoins en matière de reconstruction et d’assistance humanitaire, tandis que les habitants des Andes restent sous surveillance face au risque de nouvelles répliques dans les prochains jours.

Sources