Dix-huit militaires américains sont morts et 780 ont été blessés depuis le début du conflit entre les Etats-Unis, Israël et l’Iran, il y a plus de six mois. Selon le quotidien britannique The Telegraph, le Pentagone a d’abord refusé des indemnités supplémentaires à certaines familles de soldats tués, au motif que le Congrès n’a jamais formellement déclaré la guerre.
Le major Alex Klinner, 33 ans, faisait partie des six membres d’équipage tués en mars 2026 dans le crash d’un avion ravitailleur KC-135 dans l’ouest de l’Irak, alors qu’il participait à une mission de soutien aux frappes américaines contre l’Iran. Sa veuve, Libby Klinner, affirme avoir été informée que certaines prestations complémentaires lui seraient refusées, l’administration ne reconnaissant pas officiellement de « guerre » au sens du droit américain. « Mon mari a perdu la vie parce que nous sommes en guerre, et ensuite on m’a dit que, techniquement, ce n’en est pas une, donc nous n’avons pas droit à certaines choses », a-t-elle déclaré.
Une erreur de communication, assure l’armée de l’air
L’US Air Force a depuis précisé que la solde finale versée au major Klinner incluait bien une prime de combat de 225 dollars mensuels ainsi que des avantages fiscaux, non conditionnés à une déclaration de guerre formelle. Le refus initial serait donc davantage imputable à une erreur de communication interne qu’à une politique délibérée, selon cette clarification.
Le vice-président américain JD Vance a assuré vouloir se montrer « aussi utile que possible » pour que la famille Klinner « obtienne tout ce à quoi elle a droit ». De son côté, le responsable de la Défense Anthony Tata a été cité dans le dossier suivi par les familles concernées.
« Des broutilles », pour Donald Trump
Interrogé sur la qualification du conflit, le président Donald Trump a minimisé son ampleur : « Beaucoup de gens ne parlent pas de guerre. Moi, je parle de conflit militaire, parce que ce sont des broutilles pour nous. » Une formule qui tranche avec le bilan humain rapporté par le Telegraph : dix-huit morts et 780 blessés en six mois, pour des opérations que l’exécutif américain se refuse toujours à qualifier de guerre.
Entre la solde touchée et le mot employé pour la justifier, l’écart reste entier pour les familles concernées.