Battu 1-2 à Prague à l’aller, l’Olympique Lyonnais jouait gros mardi 11 août au Groupama Stadium pour son billet vers les barrages de la Ligue des champions. Réponse nette : 3-0 face à un Sparta Prague réduit à dix dès la 34e minute, pour une qualification bouclée 4-2 sur l’ensemble des deux manches, comme le rapporte Le Progrès. Prochain arrêt pour les Lyonnais : Fenerbahçe, tombeur de Sturm Graz.
Vingt minutes. C’est le temps qu’il a fallu à Ernest Nuamah pour remettre l’Olympique Lyonnais sur les bons rails de ce troisième tour préliminaire retour. Servi côté droit, l’ailier ghanéen ajuste le gardien tchèque d’une frappe croisée, son premier but en match officiel depuis mars 2025, après de longs mois loin des terrains à cause d’une rupture des ligaments croisés. Dans les tribunes du Groupama Stadium, les 51 000 spectateurs présents ce mardi 11 août soufflent enfin : l’équipe menée 1-2 à l’aller retrouve de l’allant devant son public. Quatorze minutes plus tard, le scénario bascule complètement. À la 34e minute, le défenseur du Sparta Adam Sevinsky, dernier homme, fauche Loïs Openda lancé côté droit. Carton rouge direct, l’arbitre ne laisse planer aucun doute. Prague termine la rencontre à dix, et l’OL, en supériorité numérique pendant près d’une heure, ne relâche plus la pression jusqu’au coup de sifflet final.
Morton, la doublette et un stade debout
La suite ressemble à une démonstration maîtrisée plutôt qu’à un festival. Il faut attendre la 66e minute pour voir Ainsley Maitland-Niles doubler la mise, bien servi dans la surface après un travail collectif mené par Corentin Tolisso, décisif sur les trois buts lyonnais de la soirée. Six minutes plus tard, Tyler Morton s’y met à son tour : une première tentative s’écrase sur la barre transversale, la seconde ne laisse aucune chance au gardien tchèque déjà battu deux fois. Note de 7,5 sur 10 pour le milieu anglais, auteur d’une prestation propre dans un entrejeu bâti autour de Moussa Niakhaté en charnière et de Malick Fofana sur l’autre aile. Score final : 3-0. Score cumulé sur les deux manches : 4-2 pour Lyon. Paulo Fonseca peut souffler, lui qui avait vu son équipe repartir de Prague avec un but de retard et une pression déjà bien installée avant même la fin de l’été. Sur les gradins du Groupama Stadium, la soirée du 11 août ressemblait à celles que Lyon avait un peu oubliées : un stade plein, un adversaire dominé de bout en bout, et un scénario écrit sans accroc après le round d’observation raté à l’aller.
Fenerbahçe, prochain obstacle avant la phase de championnat
Reste un dernier verrou avant la phase de championnat de la Ligue des champions : le tour des barrages. L’adversaire est connu, Fenerbahçe, tombeur de Sturm Graz lors du tour précédent. Le club stambouliote aligne un effectif qui ne manque pas de noms familiers en France et en Angleterre, Mason Greenwood en attaque, N’Golo Kanté et Mattéo Guendouzi au milieu de terrain. Deux rencontres, aller puis retour, attendent l’Olympique Lyonnais fin août pour valider une place dans la compétition, un enjeu sportif et financier de taille pour le club rhodanien après une saison passée sans elle. À Lyon, le sujet dépasse largement le cadre du stade : chaque tour franchi pèse directement sur le budget du club, entre droits télévisés et primes de participation, à un moment où la direction cherche justement à stabiliser ses comptes.
Le Sparta Prague appartient déjà au passé. Pour l’Olympique Lyonnais, la route vers l’Europe continue, avec Fenerbahçe en travers du chemin, deux matchs à jouer et une ville qui retient son souffle jusqu’aux barrages.