Le préfet du Rhône a pris un arrêté de périmètre encadrant le déplacement des supporters de Fenerbahçe pour le match retour des barrages de Ligue des champions, mercredi 26 août à 21 heures au Groupama Stadium. La rencontre est classée au niveau 4 sur 5 par la Division nationale de lutte contre le hooliganisme. Quelque 2 200 supporters turcs sont attendus, dont 200 en catégorie VIP, selon Le Progrès.
L’arrêté s’applique le mercredi 26 août, de 8 heures à minuit. Toute personne se prévalant de la qualité de supporter du Fenerbahçe, ou se comportant comme telle, se verra interdire l’accès au stade et à ses abords si elle n’est pas passée par le point de rendez-vous obligatoire fixé à Eurexpo, et si elle n’est pas munie d’un billet. Le dispositif vise à canaliser l’arrivée des visiteurs sur un site unique avant leur acheminement vers Décines.
Un périmètre dessiné rue par rue
Le texte détaille les limites de la zone concernée : rue Sully, route de Jonage, avenue de Verdun, chemin de la Combe aux loups, avenue du Carreau, boulevard du 18 juin 1940, boulevard Pierre Mendès France, rue du Rambion, chemin de Chassieu à Meyzieu, rue Voltaire, avenue de France, rue Marceau, retour rue Sully. Le transport et l’utilisation de pétards et d’engins pyrotechniques sont interdits à l’intérieur et aux abords du Groupama Stadium, ainsi que dans l’ensemble de ce périmètre.
Des unités mobiles et des sanctions pénales
L’arrêté a été pris après plusieurs réunions de sécurité placées sous l’autorité du préfet du Rhône, réunissant les services de l’État, la Police nationale et la police municipale, le SDMIS, les clubs et le gestionnaire des transports. Un dispositif renforcé par des unités de forces mobiles sera déployé pour faire respecter la mesure. Les contrevenants s’exposent à des sanctions pénales.
Un classement qui dit l’essentiel
Le niveau 4 sur 5 attribué par la DNLH place cette rencontre dans la catégorie des matchs à hauts risques, celle qui déclenche les dispositifs les plus lourds. Fenerbahçe dispose d’un public nombreux et mobile en Europe, et les rencontres impliquant le club stambouliote font régulièrement l’objet d’arrêtés similaires dans les villes hôtes. L’enjeu sportif, une qualification pour la phase principale de la Ligue des champions, ajoute à la tension attendue.
Décines, un stade excentré et un dispositif rodé
Le Groupama Stadium, inauguré en janvier 2016 à Décines-Charpieu, dans l’est de l’agglomération lyonnaise, peut accueillir près de 59 000 spectateurs. Son implantation hors de Lyon, à une dizaine de kilomètres du centre, impose une organisation des flux par tramway, navettes et parkings relais. Cette configuration facilite l’établissement de périmètres de sécurité, mais concentre les points de friction sur les axes d’accès et sur les gares de correspondance. Les rencontres européennes du club donnent régulièrement lieu à des arrêtés préfectoraux, dont la légalité peut être contestée devant le juge administratif lorsqu’ils restreignent la liberté d’aller et venir au-delà du strict nécessaire.
Ce que signifie le niveau 4 sur 5
La Division nationale de lutte contre le hooliganisme, rattachée au ministère de l’Intérieur, classe chaque rencontre selon une échelle de risque qui détermine l’ampleur du dispositif policier, le nombre d’unités de forces mobiles mobilisées et les restrictions imposées aux supporters visiteurs. Le niveau 4 correspond aux matchs à hauts risques, catégorie qui déclenche les mesures les plus contraignantes hors huis clos. Fenerbahçe dispose d’un public nombreux et très mobile en Europe, régulièrement encadré par des dispositifs comparables dans les villes qui accueillent le club stambouliote. L’enjeu sportif ajoute à la tension : le vainqueur de ce barrage accède à la phase principale de la Ligue des champions, avec les recettes qui l’accompagnent.
Treize rues, un point de rendez-vous obligatoire et une interdiction de pétards. À Décines, la fête se prépare comme une opération de maintien de l’ordre.