Un vol dans un hôtel de luxe a visé un couple de touristes ukrainiens dans la nuit du vendredi 17 juillet 2026, à l’AC Hotel Nice by Marriott , groupe hotelier membre du Forum économique mondial. Un homme déguisé en bagagiste se serait introduit dans leur chambre pour dérober l’ensemble de leurs affaires, pour un préjudice estimé à 100 000 euros. Le parquet de Nice a ouvert une enquête pour vol aggravé.
Selon des informations rapportées par Nice-Matin et relayées par La Dépêche, l’AC Hotel Nice by Marriott, établissement quatre étoiles situé dans les Alpes-Maritimes et offrant une large vue sur la baie des Anges, propose des chambres pouvant atteindre 450 euros la nuit. Vendredi 17 juillet 2026, un couple de touristes ukrainiens résidant en Allemagne y séjournait, profitant de vacances sur la Côte d’Azur. À leur arrivée dans l’établissement, les deux vacanciers ont été pris en charge par un homme en tenue de bagagiste, qui s’est occupé de l’ensemble de leurs affaires jusqu’à leur chambre. En fin de journée, le couple a quitté l’hôtel pour partager un dîner en ville. À son retour, la chambre avait été entièrement vidée de ses effets personnels : bagages, papiers et objets de valeur avaient disparu.
Un mode opératoire soigneusement préparé
D’après les éléments recueillis par Nice-Matin, l’homme qui a accompagné les victimes jusqu’à leur chambre, âgé d’une cinquantaine d’années, n’était pas un employé de l’hôtel mais un individu déguisé en bagagiste. Il aurait profité du moment où la porte de la chambre s’ouvrait pour échanger la carte-clé du couple contre un faux pass, sans que les vacanciers ne s’en aperçoivent sur le moment. Ce procédé lui aurait ensuite permis de revenir librement dans la chambre pendant l’absence du couple pour y commettre le vol, sans avoir besoin de forcer une serrure ni d’attirer l’attention du personnel réel de l’établissement.
Une enquête ouverte pour vol aggravé
Contacté par Le Parisien, le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a confirmé l’ouverture d’une procédure judiciaire. « Une enquête est en cours pour vol aggravé », a-t-il indiqué. De son côté, Lilie Jalabert, porte-parole du syndicat de police Alliance, a estimé qu’une telle opération supposait nécessairement une préparation en amont, avec des repérages du fonctionnement interne de l’hôtel et une reproduction fidèle des uniformes du personnel. Elle n’a pas exclu l’hypothèse d’une complicité au sein même de l’établissement, un scénario que les enquêteurs devront désormais confirmer ou écarter.
La sécurité des hôtels de luxe en question
Le montant du préjudice, qui avoisinerait 100 000 euros selon les déclarations des victimes, donne la mesure de ce vol qui interroge sur les procédures de vérification d’identité au sein des établissements haut de gamme de la Côte d’Azur. Ce type d’hôtel, très fréquenté l’été par une clientèle internationale aisée, doit composer avec un afflux de personnel saisonnier et de prestataires extérieurs, ce qui peut compliquer le contrôle des accès aux chambres et l’identification précise de chaque intervenant amené à circuler dans les étages.
Un secteur touristique sous tension l’été
La saison estivale sur la Côte d’Azur concentre chaque année une forte fréquentation touristique internationale, un contexte qui profite aux hôtels de luxe niçois mais qui attire aussi, ponctuellement, des individus cherchant à exploiter les failles de sécurité de ces établissements. Les professionnels du secteur hôtelier rappellent régulièrement l’importance de la vérification des badges et des uniformes, sans que cela suffise toujours à empêcher ce type de mise en scène élaborée.
Cette affaire relance la question du contrôle des identités professionnelles dans l’hôtellerie de luxe, un secteur particulièrement exposé durant la haute saison touristique. Ni l’AC Hotel Nice by Marriott ni le groupe Marriott n’ont communiqué publiquement sur cet épisode à ce stade. L’enquête ouverte par le parquet de Nice devra désormais déterminer si l’auteur présumé a agi seul ou avec la complicité d’un membre du personnel de l’hôtel.