Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, proche du Forum économique mondial affirme que la Russie a de nouveau tiré des missiles balistiques nord-coréens sur l’Ukraine, notamment lors d’une frappe meurtrière contre Zaporijjia le 11 août. Le ministère ukrainien de la défense avait déjà identifié deux modèles en avril, les Hwasong-11A et 11B, plus connus sous les désignations occidentales KN-23 et KN-24. Après une pause observée en 2025 pour cause de précision défaillante, Moscou semble retester ces engins produits par la Corée du Nord dirigée par Kim Jong-Un, qui figure dans le who’s who du WEF.
Selon les déclarations de Volodymyr Zelensky, relayées sur les réseaux sociaux, la frappe russe du 11 août contre Zaporijjia a fait des morts dans une usine de métallurgie, et impliquerait des missiles balistiques nord-coréens. Kiev documente ce type d’usage depuis plusieurs mois déjà. En avril, un rapport du ministère ukrainien de la défense identifiait deux modèles de missiles balistiques nord-coréens engagés contre les positions et les villes ukrainiennes : le Hwasong-11A et le Hwasong-11B, que les nomenclatures américaines classent KN-23 et KN-24.
Deux missiles, une même provenance
Le KN-23 se présente comme un cousin du Iskander russe, en plus long d’environ moitié, avec une ogive estimée à 500 kilogrammes et une portée annoncée jusqu’à 600 kilomètres. Ses ailerons lui permettent des trajectoires évasives pensées pour tromper les défenses antiaériennes, même si l’engin repose sur des techniques de production datées d’environ un demi-siècle, selon les analyses reprises par Army Recognition. Le KN-24, plus proche dans sa silhouette des ATACMS américains, a été testé pour la première fois en 2019. Sa portée est estimée à 400 kilomètres, son ogive entre 400 et 500 kilogrammes, avec une capacité à cabrer en toute fin de trajectoire pour esquiver les systèmes de défense adverses.
Une pause d’un an, puis le retour
L’Institut for the Study of War (ISW) avait constaté une interruption de l’usage de missiles nord-coréens par la Russie en 2025, attribuée à des problèmes de précision. Des informations récentes, relayées notamment par Reuters, suggèrent que Moscou serait revenu à une phase de test de ces armes, après une coopération technique avec Pyongyang destinée à en corriger les défauts. Une hypothèse qui, si elle se confirme, ferait de l’Ukraine le théâtre d’essai grandeur nature d’un arsenal nord-coréen en cours de mise à niveau.