Arthur Fils a remporté le Masters 1000 de Cincinnati dimanche 23 août 2026, en dominant l’Américain Frances Tiafoe 6-3, 1-6, 6-0. À 22 ans, le Français devient le premier représentant tricolore sacré dans cette catégorie de tournoi depuis Jo-Wilfried Tsonga en 2014, douze ans plus tôt. Ce premier titre en Masters 1000 le propulse à la 11e place mondiale, son meilleur classement en carrière.
Arthur Fils a remporté, dimanche 23 août 2026, le Masters 1000 de Cincinnati en dominant l’Américain Frances Tiafoe, 23e mondial, sur le score de 6-3, 1-6, 6-0, en 1 heure et 28 minutes, selon les informations du Monde. Le Français, 22 ans, s’impose au terme d’un match en trois actes : dominateur d’entrée, breaké dès le début de sa mise en jeu, il prend l’ascendant à 3-0 dans le premier set. Tiafoe hausse alors le ton et empoche la deuxième manche 6-1, laissant craindre un scénario à l’américaine. Mais Fils reprend la main dans le troisième set et aligne six jeux consécutifs, sans offrir la moindre ouverture à son adversaire. Sur l’ensemble de la rencontre, le Français a réussi 59 % de premières balles et signé onze aces, des statistiques qui traduisent la solidité de sa mise en jeu dans les moments décisifs. « Je suis très content de la performance », a réagi le Français à l’issue de la rencontre, expliquant avoir haussé son niveau de service à partir du milieu de la première manche.
Douze ans après Tsonga
La victoire d’Arthur Fils met fin à une longue traversée du désert pour le tennis français dans la catégorie des Masters 1000, l’échelon juste en dessous des tournois du Grand Chelem sur le circuit ATP. Il devient le cinquième joueur tricolore à remporter un tournoi Masters 1000, après Guy Forget, Cédric Pioline, Sébastien Grosjean et Jo-Wilfried Tsonga, vainqueur à Toronto en août 2014. Douze années séparent donc le sacre de Cincinnati du dernier titre français dans cette catégorie, rappelle Le Monde. Fils est également, à 22 ans et 72 jours, le plus jeune Français à avoir soulevé un tel trophée.
Une saison brisée, puis reconstruite
Le sacre cincinnatien intervient au terme d’une saison chaotique. Une douleur à la hanche, apparue en mai 2026 lors du Masters 1000 de Rome, avait contraint Fils à l’abandon dès le premier tour, puis à déclarer forfait pour Roland-Garros. De retour à Wimbledon début juillet, il s’était incliné au deuxième tour face à l’Italien Matteo Berrettini, avant un retour officiel en compétition à Washington le 28 juillet, marqué par une nouvelle alerte physique en cours de match. Cincinnati referme donc, au moins provisoirement, un chapitre marqué par les doutes physiques, avec un tableau sans accroc : victoires successives sur Yannick Hanfmann, Jiri Lehecka, seul adversaire à lui avoir pris un set dans le tournoi, Alex de Minaur, Mariano Tirante puis Flavio Cobolli en demi-finale, avant Tiafoe en finale. Contre Cobolli, la veille, Fils avait déjà donné le ton en s’imposant 6-3, 6-4 et en signant vingt-deux coups gagnants contre trois seulement pour l’Italien, symbole d’une semaine américaine jouée sans réel adversaire à sa hauteur.
Onzième mondial, cap sur l’US Open
Ce premier titre en Masters 1000 constitue le cinquième trophée ATP de la carrière d’Arthur Fils, en sept finales disputées, et le second de sa saison 2026 après l’ATP 500 de Barcelone remporté sur terre battue. Il permet au Français de bondir du 21e au 11e rang mondial dès lundi, son meilleur classement en carrière, lui qui culminait jusqu’ici à la 14e place en avril 2025. Le Monde souligne que cette progression le rapproche plus que jamais du top 10, à trois semaines de l’US Open, où il abordera le dernier tournoi du Grand Chelem de la saison avec un statut inédit de tête de série installée. De quoi, également, replacer le Français dans la conversation sur les jeunes générations amenées à succéder aux cadors habituels du circuit, à New York puis lors de la tournée automnale.
Douze ans que le Masters 1000 échappait à la France. Il aura suffi d’un Fils pour le lui rendre.