Un sapeur-pompier a été très grièvement blessé par balle ce dimanche 1er novembre 2026, alors qu’il intervenait sur un incendie dans la zone commerciale de Plan de Campagne, aux Pennes-Mirabeau, près de Marseille. L’assaillant, qui s’était retranché dans une caravane après les tirs, a été interpellé par les forces de l’ordre. L’agression a provoqué une vive émotion au sein des services de secours et suscité la réaction du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.
Une intervention contre un incendie a basculé dans la violence ce dimanche 1er novembre aux Pennes-Mirabeau, dans les Bouches-du-Rhône. Un sapeur-pompier a été très grièvement blessé par balle alors qu’il participait à une opération de secours dans la zone commerciale de Plan de Campagne, située entre Marseille et Aix-en-Provence.
Les secours avaient été mobilisés pour maîtriser un incendie impliquant un poids lourd et plusieurs véhicules légers. Alors que les équipes intervenaient sur les lieux, un individu armé a ouvert le feu en leur direction, atteignant notamment l’adjudant-chef chargé de commander le dispositif.
Selon les informations communiquées par le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, à l’Agence France-Presse (AFP), le responsable des opérations a été « très grièvement blessé ». D’après plusieurs sources policières citées par Le Figaro, le militaire du feu a été touché au thorax.
Un deuxième sapeur-pompier ainsi qu’un véhicule de secours ont également été atteints au cours de l’attaque, a précisé le préfet, sans communiquer davantage d’informations sur leur état ou sur l’étendue des dégâts.
Un suspect retranché dans une caravane avant son interpellation
Après avoir ouvert le feu sur les secours, l’assaillant s’est retranché dans une caravane située dans le secteur de l’incendie. Les forces de l’ordre sont intervenues et ont finalement procédé à son interpellation.
Le suspect a ensuite été remis aux services de la police judiciaire, selon les déclarations de Jacques Witkowski. Un périmètre de sécurité a été établi autour de la zone concernée, tandis que le préfet et la préfète de police déléguée se sont rendus sur place.
D’après la préfecture de police déléguée des Bouches-du-Rhône, l’homme était déjà connu des services de police pour des faits de violences aggravées avec armes. Les autorités évoquent également des antécédents ou troubles d’ordre psychiatrique présumés, sans apporter davantage de précisions.
Autre élément important de cette affaire : le suspect pourrait être à l’origine de l’incendie ayant nécessité l’intervention des pompiers. Le préfet estime en effet que l’individu avait « probablement incendié » lui-même les véhicules.
Cette hypothèse, qui reste à établir dans le cadre des investigations, pourrait éclairer les circonstances ayant conduit à l’agression des secours.
Laurent Nuñez dénonce une agression contre les pompiers
L’attaque a rapidement suscité des réactions au sommet de l’État. Sur le réseau social X, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a confirmé les faits et exprimé son indignation face à cette agression visant des personnels engagés dans une mission de protection de la population.
Le ministre a dénoncé une « agression violente gratuite à l’encontre de nos pompiers qui s’engagent pour protéger ».
Il a également précisé que le sapeur-pompier grièvement blessé avait été pris en charge, avant de lui adresser un message de soutien : « Toutes nos pensées convergent vers lui pour qu’il puisse se remettre ».
L’état de santé de l’adjudant-chef demeure particulièrement préoccupant au regard des premières informations communiquées par les autorités. Aucun bilan médical plus détaillé n’était précisé dans les éléments rapportés dimanche en début de soirée.
Une vive émotion dans les rangs des sapeurs-pompiers
Au-delà de la gravité des blessures, cette attaque contre des professionnels du secours provoque une forte émotion au sein de la profession.
Éric Brocardi, porte-parole des sapeurs-pompiers de France, a exprimé sur X son « soutien total » au pompier blessé, à sa famille ainsi qu’aux équipes mobilisées lors de cette intervention.
Il a également souligné la portée symbolique de cette violence, déclarant : « Quand ceux qui portent secours deviennent des cibles, c’est notre pacte républicain qui est atteint ».
La Direction générale de la Sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) a elle aussi réagi publiquement, faisant part de sa vive émotion après les événements survenus aux Pennes-Mirabeau.
Dans son message, l’institution rappelle qu’aucune circonstance ne saurait justifier une attaque contre un sapeur-pompier dans l’exercice de ses fonctions. Elle insiste sur la nécessité de permettre aux personnels de secours d’accomplir leurs missions sans être exposés à des actes de violence.
Cette intervention, initialement destinée à combattre un incendie de véhicules dans l’une des principales zones commerciales des Bouches-du-Rhône, fait désormais l’objet d’investigations judiciaires. Celles-ci devront notamment déterminer les circonstances exactes des tirs, les motivations de l’assaillant et son éventuelle responsabilité dans le déclenchement de l’incendie.