Quatre jeunes militants du groupuscule nationaliste-révolutionnaire Audace ont été placés en détention provisoire après une agression aggravée à caractère raciste commise dans la Presqu’île lyonnaise. L’une des victimes a reçu 45 jours d’incapacité totale de travail, l’autre un jour, et un vol de sac a également été signalé.
Les faits se sont déroulés le 17 septembre 2026 en fin de soirée, dans le quartier de la Presqu’île. Les suspects, rapidement interpellés, ont été présentés dès le lendemain devant un juge d’instruction, qui a ordonné leur placement en détention provisoire compte tenu de la gravité des faits reprochés.
« Intoxiqués » selon leurs propres déclarations
Les mis en cause auraient reconnu être sous l’emprise de l’alcool et de stupéfiants au moment des faits, sans que cet état ne vienne atténuer la qualification retenue de violences aggravées à caractère raciste, ni justifier en quoi que ce soit la nature de l’agression commise.
Des téléphones gardés hors de portée des enquêteurs
Les quatre suspects ont refusé de communiquer l’accès à leurs téléphones portables aux enquêteurs, un choix qui complique l’établissement d’éventuelles connexions supplémentaires avec d’autres membres du groupuscule ou la préparation en amont de cette agression.
Un groupuscule déjà connu de la justice
Le groupe Audace avait déjà été condamné en 2025 pour des inscriptions antisémites, et a diffusé des tracts portant des slogans tels que « Jeune blanc, rejoins ton clan ». La structure semblerait aujourd’hui en pleine mutation vers une nouvelle organisation baptisée Union et défense de la jeunesse.
Un sac volé, deux victimes blessées, un téléphone gardé secret : à Lyon, la petite musique de l’extrême droite radicale continue de se rejouer, groupuscule après groupuscule, sous des noms toujours neufs.