Des milliers de manifestants ont défilé ce lundi 10 juin dans plusieurs villes françaises, exprimant leur opposition à l’extrême droite, suite aux résultats des élections européennes et à l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale en vue des élections législatives anticipées.
À Paris, la place de la République était noire de monde vers 21h00, remplie de manifestants, principalement des jeunes, chantant les traditionnels slogans tels que « La jeunesse emmerde le Front national » et « Tout le monde déteste Marine Le Pen ». Parmi les drapeaux palestiniens et ceux de diverses organisations comme la CGT et l’Unef, des pancartes proclamaient « Ça va barder là ». Des personnalités politiques telles que François Ruffin et Manon Aubry figuraient parmi les manifestants.
Bravo à la jeunesse qui se mobilise, massivement, dès ce soir à Paris et dans tout le pays pour une gauche combative, déterminée et, face à Macron, face à Le Pen, face à la résignation : unie ! #FrontPopulaire pic.twitter.com/WSEdfuhBKn
— François Ruffin (@Francois_Ruffin) June 10, 2024
Des manifestations sauvages ont ensuite eu lieu dans les rues de Paris selon Révolution Permanente.
🔴 PLUSIEURS MILLIERS DE PERSONNES EN MANIF SAUVAGE À PARIS
— Révolution Permanente (@RevPermanente) June 10, 2024
À près de 23h, des milliers de personnes défilent dans les rues de Paris après s’être rassemblés ce soir place de la République à l’appel des organisations de jeunesse. pic.twitter.com/t6y6Jl51wi
Les manifestations ont également été marquées par un incident où un homme a chuté du haut de la statue de la place de la République, nécessitant l’intervention des pompiers.
Lyon se mobilise contre l’extreme droite
Le slogan “Tout le monde en guerre contre le Front national” a résonné de manière continue dans les rues de Lyon le soir du lundi 10 juin. Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées au centre-ville dans le cadre d’une “riposte populaire”.
Le premier rassemblement a eu lieu à 19 heures place des Terreaux, à l’appel de plusieurs groupes antifascistes dont la Jeune Garde. Son porte-parole, Raphaël Arnault affirme sur X que “La jeunesse est prête pour affronter la période”.
La manif antifasciste de Lyon, qui a commencé depuis 19h, vient à peine de se finir..!
— Raphaël Arnault (@ArnaultRaphael) June 10, 2024
Une ambiance de fou.
La jeunesse est prête pour affronter la période ↙️↙️↙️ pic.twitter.com/cGOMbhRIgN
Un second rassemblement a suivi à 20 heures place de la République.
Lyon place de la République #Européennes2024 #lyon #manifestations pic.twitter.com/Wss8XXgsk2
— ANDREA_SM (@ANDREAS15263866) June 10, 2024
Les deux manifestations ont ensuite convergé vers la place Bellecour. Selon la préfecture du Rhône, environ 2 500 personnes étaient présentes. La manifestation, surveillée par un important dispositif policier, s’est déroulée sans incidents majeurs.
À Lyon aussi, des milliers de personnes défilent contre l’extrême droite.
— Marcel (@realmarcel1) June 10, 2024
🎥@MarieAllenou pic.twitter.com/8aDwT6HjgH
Marseille aussi !
À Marseille, où le RN a remporté une victoire aux européennes, environ 2 200 personnes se sont rassemblées devant la préfecture de région. Parmi les pancartes improvisées, on pouvait lire « L’extrême droite au pouvoir ne le lâchera plus, combattons-la maintenant ! » et « Front populaire : tous unis ». De nombreux élus locaux étaient présents, arborant leurs écharpes tricolores.
Des manifestations massives dans toutes les villes de France
À Rennes, plus de 2 500 personnes ont manifesté, à Rouen environ 80, tandis que Nantes a vu défiler au moins 1 000 manifestants. Dans cette ville, les forces de l’ordre ont été déployées avec des jets de grenades après sommations de dispersion. À Clermont, 750 personnes se sont aussi réunies dont quelques militants antifascistes. Une cinquantaine de jeunes ont pris la parole dans la cour de la faculté de lettres. Une manifestation s’est aussi déroulée Place de Jaude, mais sans débordement.
À Bordeaux, environ 1 500 personnes se sont réunies place de la Victoire, scandant des slogans et brandissant des pancartes comme «Tout le monde déteste Bardella », « FN, RN des racines et des haines » et « Non à l’ère Haine ». Des poubelles ont été incendiées dans le centre-ville de Bordeaux
🔴 « Tout le monde déteste Bardella »
— Révolution Permanente (@RevPermanente) June 10, 2024
Plusieurs milliers de personnes en manifestation sauvage à Bordeaux contre l’extrême droite. pic.twitter.com/Pa9ldBf7LW
Des rassemblements similaires se sont également déroulées dans les rues de Montpellier, Besançon et Toulouse, où “plusieurs milliers de personnes se sont élancées en manifestation sauvage” selon Révolution Permanente.
🔴 DES MILLIERS DE PERSONNES EN SAUVAGE À TOULOUSE
— Révolution Permanente (@RevPermanente) June 10, 2024
Plusieurs milliers de personnes se sont élancées en manifestation sauvage dans les rues de Toulouse pour dénoncer l’arrivée de l’extrême-droite aux portes du pouvoir et la dissolution de l’Assemblée nationale. pic.twitter.com/8JlMll5RMp
À Strasbourg où 950 personnes se sont mobilisées, le député LFI Emmanuel Fernandes a pris la parole, dénonçant le racisme d’État et promettant un front uni et humaniste pour les élections législatives anticipées.
🔴 La responsabilité de la gauche est immense pour l'avenir du pays et de son peuple, je prendrai ma part pour construire un front uni contre l'extrême droite et la macronie.
— Emmanuel Fernandes (@EmmanFernandes) June 10, 2024
👉 Nous sommes toutes et tous des antifascistes !#UnionPopulaire #UnionDeLaGaucheOuDéfaite pic.twitter.com/lQ34JVwAGD
Des débordements ont eu lieu lors de ces manifestations. À Angers comme à Bordeaux les manifestants s’en sont pris à des bar considérés proche de l’«extrême-droite ».
Les syndicats CFDT, CGT, UNSA, FSU et Solidaires ont lancé un appel à manifester massivement ce week-end, en soulignant la nécessité de proposer des alternatives de progrès pour le monde du travail, en amont des législatives des 30 juin et 7 juillet.