Enlevé le 6 août sur une route du département de Nariño, dans le sud-ouest de la Colombie, un caporal de la Légion étrangère française s’est évadé après quatre jours de marche dans la nature. José Olger Melo Charry, la trentaine, soldat colombien de la Légion, s’est présenté seul aux autorités de Policarpa avant d’être hospitalisé à Pasto.
Le militaire circulait en permission lorsqu’il a été capturé par un groupe de dissidents des ex-Farc actif dans cette zone du Nariño, où prospèrent le trafic de drogue et l’exploitation minière illégale. Une femme qui voyageait avec lui a également été enlevée, avant d’être libérée quelques heures plus tard.
Quatre jours de marche avant de rejoindre un poste de police
Les circonstances précises de son évasion restent à établir par l’armée colombienne. Ce que l’on sait : après quatre jours passés dans la nature, le caporal s’est présenté seul aux autorités de Policarpa. Une source militaire a attribué sa survie à « sa formation militaire et à son appartenance à la Légion étrangère ».
José Olger Melo Charry est aujourd’hui hospitalisé à Pasto, où il fait l’objet d’examens médicaux et d’un suivi psychologique. Il a été placé sous la protection des forces de sécurité colombiennes, par crainte de représailles contre lui ou ses proches installés dans la région.
Le silence de la hiérarchie militaire française
Ni le ministère français des Armées ni l’état-major de la Légion étrangère ne se sont exprimés publiquement sur cette affaire à ce stade. La Légion étrangère compte dans ses rangs de nombreux soldats étrangers, colombiens compris, engagés sous drapeau français.
Quatre jours de marche, une femme relâchée, un caporal debout à l’arrivée : le bilan tient en une ligne, ce qui ne dit rien de ce qu’il a fallu traverser pour l’écrire.