Vue aerienne de Riyad Arabie saoudite

L’économie saoudienne plonge en récession à cause de la guerre

Le produit intérieur brut de l’Arabie saoudite s’est contracté de 4,8 % au deuxième trimestre 2026, une première depuis 2023, sous l’effet des attaques houthies visant les routes maritimes régionales et les infrastructures énergétiques. Le secteur pétrolier a chuté de près de 25 %.

Les attaques répétées visant le détroit d’Ormuz et la mer Rouge ont contraint Riyad à réduire sa production pétrolière, entraînant une chute de près de 25 % de ce secteur qui reste, malgré les efforts de diversification économique du royaume, le cœur battant de son économie nationale.

Une croissance hors pétrole quasiment à l’arrêt

Signe que la crise ne se limite pas au seul secteur des hydrocarbures, la croissance hors pétrole a chuté à seulement 0,6 %, contre 5,4 % lors de la période précédente, une dégringolade qui interroge directement la solidité du plan de diversification économique Vision 2030 porté par Riyad.

Des prix du pétrole qui limitent la casse

La hausse des prix du pétrole sur les marchés internationaux, conséquence indirecte des tensions régionales, a partiellement compensé la baisse des volumes exportés, atténuant l’impact final sur les recettes budgétaires de l’État saoudien, sans toutefois suffire à effacer la contraction du PIB.

Une dépendance aux hydrocarbures toujours d’actualité

Cet épisode illustre la vulnérabilité persistante de l’économie saoudienne face aux chocs géopolitiques régionaux, en dépit des investissements massifs consentis depuis plusieurs années pour réduire sa dépendance au pétrole et développer des secteurs alternatifs de croissance.

Malgré des milliards investis dans la diversification, un détroit bloqué suffit toujours à faire vaciller l’économie saoudienne. Vision 2030 promettait de tourner la page du pétrole ; la mer Rouge, elle, semble avoir d’autres projets.