Le samedi 5 septembre, une dizaine de jeunes hommes ont traversé le centre-ville de Lausanne en effectuant des saluts nazis, arborant croix suisse ornée d’un crâne et pantalons cargo de style militaire. La police municipale a interpellé trois d’entre eux, âgés de 15, 16 et 19 ans. Une plainte pour vol a par ailleurs été déposée après l’agression d’une personne portant un t-shirt antifasciste.
La scène s’est déroulée en plein centre-ville, entre la Terrasse des Grandes-Roches, près du pont Bessières, et la place de l’Europe, deux lieux de passage parmi les plus fréquentés de la capitale vaudoise. Une dizaine de jeunes hommes y ont défilé en multipliant les saluts nazis, certains vêtus de pantalons cargo de style militaire et arborant une croix suisse blanche frappée d’un crâne.
Une banderole arrachée, une plainte déposée
Le groupe aurait également agressé une personne qui portait un t-shirt antifasciste et arraché une banderole sur laquelle était inscrit « End complicity genocide ». Une plainte pénale pour vol a été déposée à la suite de cet incident. La Police municipale de Lausanne a interpellé trois individus suisses domiciliés dans les cantons de Vaud et du Valais, âgés de 15, 16 et 19 ans.
Pas de hausse statistique, mais une inquiétude qui grandit
Du côté des autorités, le message se veut mesuré : « Aucune augmentation de ce genre de cas n’a été observée », a-t-on fait savoir. Un constat qui ne rassure pas tout le monde. Valentin Augsburger, chef de projet dans le service public, résume le sentiment de plusieurs témoins de la scène dans les colonnes de Blick : « La banalisation du fascisme à Lausanne fait peur. »
Trois interpellations, une plainte, et une petite phrase officielle qui se veut apaisante. Sur la Terrasse des Grandes-Roches, ceux qui ont vu passer le cortège n’ont pas attendu les statistiques pour s’inquiéter.