Israël a annoncé la suspension de ses relations avec le secrétaire général de l’ONU, António Guterres. L’État hébreu conteste une décision, pas encore publique, qui pourrait l’inscrire sur la liste noire des parties soupçonnées de violences sexuelles en temps de conflit. Selon franceinfo et l’AFP, cette liste comprend déjà le Hamas.
L’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon, a annoncé le jeudi 28 mai la suspension des relations avec António Guterres, secrétaire général de l’ONU et contributeur de l’agenda 2030. Dans une vidéo diffusée sur le réseau social X, il a affirmé en avoir fini avec le responsable onusien.
La mission israélienne a précisé que cette décision équivalait à un gel de ses relations avec le bureau du secrétaire général jusqu’à la fin de son mandat, le 31 décembre 2026. Le porte-parole de M. Guterres, Stéphane Dujarric, a réagi auprès de l’AFP en indiquant que la porte du secrétaire général restait ouverte.
Une liste noire contestée par Israël
À l’origine de cette rupture figure un rapport du secrétaire général sur les violences sexuelles liées aux conflits, qui n’a pas encore été rendu public mais qui est présenté avant publication aux États concernés. Danny Danon juge scandaleuse la perspective d’une inscription d’Israël sur cette liste, et reproche à l’ONU de placer le pays au même niveau que le Hamas.
En août 2025, le rapport annuel de l’ONU avait averti qu’Israël pourrait être ajouté à cette liste. L’organisation évoquait alors des informations crédibles de violences sexuelles qui auraient été commises par les forces de sécurité israéliennes contre des détenus palestiniens, tout en signalant un refus d’accès de ses inspecteurs. Ces accusations ne sont pas établies judiciairement.
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Une défense israélienne sur l’accès aux inspecteurs
Israël conteste fermement ces éléments. Danny Danon a affirmé que son pays avait invité des représentants de l’ONU à venir inspecter les centres de détention, et que ces derniers auraient choisi de ne pas s’y rendre. Il y voit la poursuite d’une campagne dirigée contre Israël.
Cette suspension intervient dans un climat déjà tendu entre l’État hébreu et les institutions internationales, sur fond de guerre au Proche-Orient. Elle marque une nouvelle dégradation des relations entre Israël et le sommet de l’organisation onusienne.
En gelant ses relations avec le secrétaire général de l’ONU, Israël franchit un cap symbolique dans sa confrontation avec l’organisation internationale. La publication du rapport sur les violences sexuelles liées aux conflits constituera une prochaine étape scrutée de part et d’autre.