Selon le quotidien britannique The Telegraph, le Parlement iranien pourrait examiner une loi appelant à l’assassinat de Donald Trump et de Benjamin Netanyahu. Une information explosive qui intervient dans un contexte de tensions extrêmes au Moyen-Orient, près de trois mois après le début de la guerre en Iran et la mort du guide suprême Ali Khamenei.
Le spectre d’une nouvelle escalade plane sur le Moyen-Orient. D’après des informations publiées le 19 mai par le quotidien britannique The Telegraph, les autorités iraniennes envisageraient de franchir un seuil symbolique et politique particulièrement explosif : voter une loi appelant explicitement à l’élimination de plusieurs responsables occidentaux et israéliens, parmi lesquels Donald Trump et Benyamin Netanyahou.
Selon le média britannique, le Parlement iranien étudierait un texte soutenu par des cercles proches des Gardiens de la révolution visant à désigner les deux dirigeants comme responsables directs de la mort du guide suprême Ali Khamenei. Ce dernier aurait été tué le 28 février dernier lors de frappes israélo-américaines ayant profondément bouleversé l’équilibre régional.
Toujours selon ces révélations, une récompense pouvant atteindre 50 millions d’euros serait évoquée pour toute action visant les deux hommes. L’amiral américain Brad Cooper figurerait également parmi les cibles mentionnées par Téhéran.
À ce stade, aucune confirmation officielle complète n’a été apportée par les autorités iraniennes sur le contenu exact d’un tel projet législatif. Mais cette séquence illustre le niveau de tension inédit atteint depuis le déclenchement du conflit iranien il y a près de trois mois. La région demeure sous haute surveillance diplomatique et militaire, alors que les affrontements indirects entre Israël, les États-Unis et les forces alliées de Téhéran se multiplient.
Pour plusieurs observateurs, cette annonce relève aussi d’une logique de démonstration politique interne. Invitée sur LCI, l’essayiste et ancienne grand reporter en Israël Noémie Halioua évoque avant tout « le cri de rage des Gardiens de la révolution », estimant qu’il s’agit principalement d’une opération de communication destinée à afficher la détermination du régime après la disparition d’Ali Khamenei.
Dans l’histoire récente de la République islamique, les appels à la vengeance ou à l’élimination de dirigeants étrangers ne sont pas nouveaux. Après l’assassinat du général Qassem Soleimani en 2020 par une frappe américaine ordonnée par Donald Trump, plusieurs responsables iraniens avaient déjà promis des représailles et évoqué publiquement des menaces contre des dirigeants américains.
La portée réelle d’un éventuel vote reste toutefois incertaine. Sur le plan international, une telle mesure provoquerait une onde de choc diplomatique majeure et renforcerait encore davantage l’isolement de Téhéran sur la scène mondiale. Elle pourrait aussi servir de justification à un durcissement des positions américaines et israéliennes dans la région.
Pendant ce temps, les négociations autour du détroit d’Ormuz et de la sécurité énergétique mondiale restent extrêmement fragiles. Les chancelleries occidentales redoutent désormais qu’une nouvelle surenchère verbale ou militaire ne déclenche un embrasement régional beaucoup plus large, dans une zone déjà au bord de la rupture.
Sources :
TF1 Info – “Le cri de rage des Gardiens de la révolution” : les têtes de Trump et Netanyahou mises à prix ?
The Telegraph