À quelques heures du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, les intelligences artificielles les plus populaires du marché se sont prêtées au jeu des pronostics. Interrogés sur les résultats du tournoi, ChatGPT, Gemini et Claude affichent un consensus sur plusieurs affiches de la phase de groupes, mais divergent totalement lorsqu’il s’agit de désigner le futur champion du monde. Un exercice révélateur des différences d’analyse entre les modèles d’IA générative.
Alors que la Coupe du monde 2026 s’apprête à débuter en Amérique du Nord, les prédictions fleurissent comme à chaque grande compétition internationale. Cette fois, ce ne sont ni les instituts de statistiques ni les anciens joueurs qui attirent l’attention, mais les intelligences artificielles génératives. Le média Les Numériques a confronté les versions payantes de ChatGPT, Gemini et Claude afin de tester leur capacité à anticiper le déroulement du tournoi.
L’expérience reposait sur trois questions simples : quels seraient les résultats des principaux matchs de la première journée de la phase de groupes, quelle nation remporterait la compétition et quel joueur terminerait meilleur buteur du Mondial.
Un consensus surprenant sur les premiers matchs
Sur les rencontres inaugurales, les trois modèles affichent une remarquable convergence. L’Allemagne est ainsi donnée largement favorite face à Curaçao, avec une victoire annoncée de 4 buts à 0. L’Espagne devrait également s’imposer sans difficulté contre le Cap-Vert, sur le score de 3 à 0 selon les trois intelligences artificielles.
Le cas de l’équipe de France illustre également ce consensus. Face au Sénégal, ChatGPT, Gemini et Claude prévoient tous une victoire des Bleus 2 buts à 1. Les divergences restent limitées et concernent principalement des affiches plus équilibrées, comme Angleterre-Croatie ou Pays-Bas-Japon, où certains modèles envisagent un match nul tandis que d’autres privilégient une courte victoire.
Trois IA, trois visions du futur champion
C’est toutefois au moment de désigner le futur champion du monde que les analyses se séparent radicalement.
Selon Claude, développé par Anthropic, l’Espagne dispose des meilleurs arguments pour soulever le trophée. L’IA s’appuie notamment sur la dynamique récente de la Roja, victorieuse de l’Euro et portée par une nouvelle génération particulièrement talentueuse.
Gemini, le modèle de Google, mise quant à lui sur un retour du Brésil au sommet du football mondial. La Seleção, qui n’a plus remporté la Coupe du monde depuis 2002, possède selon cette projection les ressources nécessaires pour renouer avec son glorieux passé.
De son côté, ChatGPT offre un scénario particulièrement séduisant pour les supporters français. Le modèle d’OpenAI imagine les Bleus décrocher une troisième étoile et s’imposer au terme de la compétition, confirmant leur statut de candidat naturel au titre après plusieurs campagnes internationales réussies au cours de la dernière décennie.
Malgré ces divergences sur le nom du vainqueur final, les trois intelligences artificielles se rejoignent sur un point majeur : le futur meilleur buteur du tournoi.
Pour ChatGPT, Gemini comme Claude, l’attaquant français Kylian Mbappé apparaît comme le candidat le plus crédible au Soulier d’or. Les modèles fondent leur analyse sur ses performances passées en Coupe du monde, sa régularité au plus haut niveau ainsi que son rôle central au sein de l’attaque française.
Cet exercice de prédiction illustre surtout les limites et les spécificités des intelligences artificielles génératives. Contrairement aux algorithmes spécialisés dans les paris sportifs, ces modèles ne disposent pas d’une capacité prédictive réelle. Ils construisent leurs réponses à partir de données historiques, de tendances statistiques et d’informations contextuelles disponibles dans leurs corpus d’entraînement. Leurs pronostics doivent donc être considérés davantage comme des simulations plausibles que comme des prévisions fiables.
Reste désormais à savoir si les analyses des géants de l’IA résisteront à l’épreuve du terrain. Car si les modèles s’appuient sur des probabilités et des tendances, la Coupe du monde demeure l’une des compétitions les plus imprévisibles du sport mondial, où les surprises et les exploits continuent régulièrement de déjouer tous les calculs.
Sources :
Les Numériques – 12 juin 2026 – Pronostics IA pour la Coupe du monde 2026.
