Les houthistes ont revendiqué une attaque par drones et missiles contre une base saoudienne, en réponse à des bombardements saoudiens au Yémen. Cette escalade des tensions se déroule dans un contexte de contrôle renforcé des houthistes sur des zones stratégiques.
Le 13 septembre 2026, les rebelles houthistes ont annoncé avoir mené une attaque par drones et missiles contre la base de Sharurah, située à proximité de la frontière yéménite.
Cette attaque a ciblé “des dépôts d’armes ainsi que des centres de commandement et de contrôle d’où est dirigée l’agression contre notre nation et notre peuple, sur la base militaire de Sharurah”, près de la frontière avec le Yémen, a déclaré sur X leur porte-parole militaire, Yahya Saree.
Cette action est présentée comme une riposte aux frappes aériennes menées par l’Arabie saoudite, qui a intensifié ses bombardements au Yémen ces derniers jours. Selon des sources officielles saoudiennes, des blessés ont été signalés à la suite de cette attaque, notamment dans la région de Jizan.
Cette escalade des hostilités s’inscrit dans un contexte plus large où les houthistes ont récemment consolidé leur emprise sur des zones stratégiques, notamment le détroit de Bab Al-Mandab. Le 8 septembre, ils avaient déjà lancé une série d’attaques significatives contre des installations saoudiennes, touchant notamment l’aéroport d’Abha et la base aérienne King Khalid, ce qui avait entraîné 73 blessés parmi les civils selon des déclarations de Riyad.
L’attaque des houthistes sur la base saoudienne souligne l’escalade des tensions dans la région, exacerbée par des frappes réciproques. La situation au Yémen demeure instable, avec des implications potentiellement graves pour la sécurité maritime et régionale.