Le chanteur américain D4vd a été renvoyé en procès pour la mort de l’adolescente Celeste Rivas Hernandez, tuée fin avril 2025 à Los Angeles. Une juge a estimé, le 27 juillet, que les éléments réunis par l’accusation justifiaient la tenue d’un procès. Il encourt la prison à perpétuité, voire la peine de mort.
Le musicien américain David Anthony Burke, connu sous le nom de scène D4vd, sera jugé aux Etats-Unis pour la mort de Celeste Rivas Hernandez, une adolescente de 14 ans. Lundi 27 juillet, une juge de Los Angeles, Charlaine Olmedo, a estimé, au terme d’une audience préliminaire de cinq jours, que les éléments réunis par l’accusation étaient suffisants pour justifier son renvoi devant un tribunal. Le chanteur de 21 ans est poursuivi pour assassinat, agression sexuelle sur mineure et mutilation de cadavre, selon les informations rapportées par des journalistes présents dans la salle d’audience et relayées par Le HuffPost avec l’AFP. Il reste détenu sans possibilité de libération sous caution.
Les faits visés par l’accusation
D’après le ministère public, D4vd aurait entretenu une relation avec Celeste Rivas Hernandez à partir des 13 ans de l’adolescente, alors qu’il en avait 18. L’accusation affirme que la jeune fille aurait menacé, quelques jours avant la sortie du premier album du chanteur, de révéler cette relation et de nuire à sa carrière. Elle serait morte fin avril 2025, après s’être rendue à son domicile. Son corps a été retrouvé quatre mois plus tard, en septembre 2025, dans le coffre d’une Tesla immatriculée au nom du chanteur, remorquée dans une fourrière de Hollywood. Les débats de l’audience préliminaire ont par ailleurs établi que la famille de l’adolescente avait connaissance de la relation qu’elle entretenait avec le chanteur : ses parents avaient notamment signé un acte notarié l’autorisant à voyager avec lui à Londres en septembre 2024. Ces éléments, présentés par l’accusation lors de l’audience, restent à ce stade des allégations soumises à l’appréciation d’un tribunal.
Accusation et défense s’opposent sur l’intention
La défense de D4vd, représentée notamment par l’avocate Blair Berk, souligne l’absence de témoin direct des faits et rappelle que l’arme du crime n’a jamais été retrouvée. Selon elle, « il n’y a aucune preuve d’une intention délibérée de tuer ». Elle évoque également des troubles psychologiques préexistants chez l’adolescente. La procureure Beth Silverman a contesté cette lecture des faits. « Il n’y a rien dans cette affaire qui ressemble à un accident », a-t-elle répondu, reprochant à la défense de chercher à mettre en cause la victime. L’avocat de la famille de Celeste Rivas Hernandez, Patrick Steinfeld, a qualifié cette stratégie d’« abjecte ». Le procureur de Los Angeles, Nathan Hochman, a pour sa part affirmé devant la presse que les preuves qui seront présentées au procès seraient, selon lui, accablantes.
D4vd plaide non coupable de l’ensemble des accusations portées contre lui. Selon des journalistes américains présents dans la salle, il est resté impassible à l’annonce de son renvoi en procès.
Une affaire suivie de près par la presse américaine
Le dossier suscite une attention médiatique importante aux Etats-Unis. D4vd s’était fait connaître en 2022 avec le titre Romantic Homicide, devenu viral sur les réseaux sociaux, et s’est notamment produit au festival de Coachella. Ce succès public place le déroulement de la procédure sous un regard médiatique particulièrement soutenu.
Dans l’attente de son procès, D4vd reste incarcéré. Une nouvelle audience, consacrée au calendrier judiciaire, est fixée au 31 août.