En pleine lutte contre les incendies en Gironde, les sapeurs-pompiers ont adressé un avertissement ferme à plusieurs équipes de télévision présentes à proximité du camp militaire de Souge. Les secours dénoncent des intrusions dans une zone interdite, estimant que ces comportements perturbent les opérations et mobilisent inutilement des moyens déjà fortement sollicités.
Alors que les incendies mobilisent depuis plusieurs jours d’importants moyens de secours en Gironde, un point presse organisé le 29 juillet 2026 depuis Lège-Cap-Ferret par le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS 33) a donné lieu à un rappel à l’ordre inhabituellement direct à l’encontre de certains médias. Les responsables des opérations ont dénoncé la présence de journalistes dans des secteurs interdits situés à proximité du camp militaire de Souge, une zone particulièrement sensible durant les interventions.
Le message des pompiers n’a laissé place à aucune ambiguïté. L’un des responsables présents lors du point presse a résumé la situation par une formule percutante : « On s’occupe de vous au lieu de s’occuper du feu. » Selon les secours, la présence d’équipes de presse dans des zones interdites contraint parfois les intervenants à détourner du personnel et du temps afin d’assurer leur sécurité, au détriment de la lutte contre l’incendie.
Le camp militaire de Souge constitue l’un des secteurs les plus étroitement surveillés depuis le début de l’événement. Les flammes sont restées proches de cette emprise stratégique, obligeant les secours à déployer d’importants moyens pour protéger les installations sensibles et limiter les reprises de feu aux abords de Martignas-sur-Jalle. Dans ce contexte, le respect des périmètres de sécurité est présenté comme une nécessité opérationnelle et non comme une simple contrainte administrative.
Au cours de cette prise de parole, les responsables du SDIS 33 ont cité nommément les équipes de Brut et de LCI, leur reprochant d’avoir pénétré dans une zone interdite malgré les consignes en vigueur. Les pompiers ont rappelé que ces restrictions d’accès répondent exclusivement à des impératifs de sécurité, tant pour les intervenants que pour les journalistes eux-mêmes.
Un marin-pompier venu renforcer les effectifs sur le terrain a également insisté sur les conséquences concrètes de ces comportements. Selon lui, chaque intervention destinée à sécuriser des personnes présentes dans un secteur interdit représente un temps précieux qui n’est plus consacré à l’extinction du feu ou à la protection des populations exposées.
Les autorités ont toutefois précisé que la couverture médiatique des opérations n’était pas remise en cause. Des immersions encadrées peuvent être organisées lorsque les conditions le permettent, sous réserve d’une autorisation préalable et du respect des protocoles de sécurité. L’objectif affiché est de permettre aux journalistes de documenter les événements sans compromettre le bon déroulement des opérations de secours.
Cet épisode illustre les tensions qui peuvent apparaître entre les exigences de l’information en temps réel et les contraintes propres à la gestion d’une catastrophe majeure. Dans un contexte marqué par une vigilance maximale, des évacuations préventives et une lutte constante contre les reprises de feu, les services de secours rappellent que la priorité demeure l’extinction de l’incendie et la protection des personnes. Toute intervention extérieure susceptible de ralentir cette mission est désormais considérée avec la plus grande fermeté.
Sources :
La dépêche Reuters datée du 29 juillet 2026 sur les reprises de feu en Gironde et le point de situation de la préfecture.reuters
Le direct BFMTV du 29 juillet 2026, qui reprend le message de la préfecture et mentionne les reprises de feu autour du camp de Souge.leparisien
L’article du 29 juillet 2026 sur les pompiers qui recadrent les journalistes couvrant les incendies en Gironde.parismatch
Le suivi de situation du 29 juillet 2026 sur les feux en Gironde, avec les foyers actifs et les communes concernées.