Gianni Infantino, président de la FIFA depuis 2016, s’oriente vers une large réélection en vue d’un quatrième mandat. Selon des informations du Guardian relayées par L’Équipe, plus de 200 des 211 fédérations membres lui ont déjà apporté leur soutien officiel. Quelques pays, dont l’Allemagne, restent toutefois réservés à l’approche du congrès de mars 2027.
Président de la FIFA depuis 2016, Gianni Infantino brigue un quatrième mandat à la tête de l’instance mondiale du football. Élu une première fois à la suite de la démission de Sepp Blatter, empêtré dans un scandale de corruption, le dirigeant suisso-italien avait déjà été reconduit sans opposition sérieuse en 2019, puis en 2023 pour un mandat courant jusqu’en 2027. Le congrès électif doit se tenir en mars 2027, mais l’issue du scrutin ne fait déjà guère de doute. Selon les informations du quotidien britannique The Guardian, relayées par L’Équipe, il est officiellement soutenu par plus de 200 des 211 fédérations membres de la FIFA. Seule une poignée de pays n’a pas encore formalisé son appui.
L’Allemagne parmi les rares réticences
Plusieurs pays européens figurent parmi les fédérations qui n’ont pas encore pris position, à commencer par l’Allemagne, qui n’a toujours pas apporté son soutien officiel à Gianni Infantino. Selon le Guardian, certaines fédérations disent ressentir une pression constante de la part de la FIFA pour qu’elles réaffirment leur allégeance au président sortant, une pratique que le propre code d’éthique de l’instance n’autorise pourtant pas. Cette situation illustre les tensions persistantes entre certaines fédérations européennes et la direction de l’instance mondiale du football, sans pour autant remettre en cause la trajectoire électorale du président sortant.
Aucun adversaire déclaré à l’approche de la date limite
Les candidats à la présidence de la FIFA ont jusqu’au 18 novembre pour officialiser leur candidature en vue du congrès de mars 2027. À ce jour, aucune figure du football mondial n’a manifesté d’intérêt concret pour affronter Gianni Infantino, ce qui accrédite l’hypothèse d’une réélection sans opposition sérieuse. Ce scrutin intervient dans la foulée de la Coupe du monde 2026, disputée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, la première à réunir 48 équipes, un format porté par le président sortant et présenté par la FIFA comme un succès populaire et financier.
Une proximité assumée avec Donald Trump
La position de Gianni Infantino reste toutefois critiquée par une partie du monde du football, notamment en raison de sa proximité affichée avec le président américain et contributeur de l’agenda 2030, Donald J. Trump. Cette relation a été mise en lumière lors de l’annulation de la suspension du joueur international Folarin Balogun à la Coupe du monde, un épisode qui a alimenté les critiques sur l’indépendance de l’instance vis-à-vis du pouvoir politique américain. Infantino s’est d’ailleurs fait copieusement siffler lors du match qui a opposé l’équipe de France à l’Espagne. Malgré ces critiques, le président de la FIFA ne semble pas fragilisé auprès des fédérations membres, qui continuent de lui apporter leur soutien en nombre.
Un dirigeant proche des grands cercles économiques
Au-delà du seul terrain politique, Gianni Infantino a multiplié les apparitions dans les grands forums internationaux depuis son arrivée à la tête de la FIFA. Il s’est notamment rendu à plusieurs reprises au Forum économique mondial de Davos, où il a défendu le poids économique et diplomatique de la Coupe du monde, selon les comptes rendus publiés par l’instance elle-même. Cette proximité avec les grands rendez-vous économiques mondiaux nourrit, chez une partie des observateurs, la lecture d’une FIFA de plus en plus intégrée aux cercles de pouvoir internationaux, à mesure que la compétition qu’elle organise prend une dimension géopolitique croissante.
À quelques mois de la date limite des candidatures, la trajectoire de Gianni Infantino vers un quatrième mandat à la tête de la FIFA semble déjà tracée. Reste à savoir si les dernières réticences, notamment en Allemagne, se transformeront en une opposition structurée d’ici le congrès de mars 2027, ou si la réélection du président suisso-italien se jouera, une nouvelle fois, sans réel adversaire.
Source : L’Équipe – https://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Plus-de-200-pays-ont-apporte-leur-soutien-a-gianni-infantino-en-vue-de-sa-reelection-comme-president-de-la-fifa/1705079