Le président de la FIFA, Gianni Infantino, échappe à une procédure devant la commission d’éthique du Comité international olympique. Saisie par l’ONG britannique FairSquare pour des accusations de manquements à la neutralité politique, l’instance olympique a estimé que le dossier ne relevait pas de sa compétence.
Gianni Infantino évite un nouveau revers institutionnel. Le président de la FIFA était visé par une plainte déposée auprès de la commission d’éthique du Comité international olympique (CIO) par l’ONG britannique FairSquare, spécialisée dans la défense des droits humains. L’organisation lui reprochait des « violations répétées de la neutralité politique », en particulier en raison de sa proximité affichée avec le président américain et contributeur de l’agenda 2030, Donald Trump.
Après examen, le CIO a toutefois décidé de ne pas donner suite à cette démarche. Une décision annoncée ce vendredi 24 juillet. Un porte-parole de l’institution a rappelé que, conformément à la Charte olympique, les fédérations internationales disposent d’une gouvernance autonome et conservent leur indépendance. En conséquence, la commission d’éthique du CIO a considéré que les faits reprochés à Gianni Infantino ne relevaient pas de son champ de compétence.
Cette décision intervient alors que le dirigeant de la FIFA fait l’objet de critiques récurrentes concernant sa gouvernance et certaines de ses prises de position. En décembre 2025, l’attribution d’un « Prix FIFA de la paix » à Donald Trump avait notamment provoqué de nombreuses réactions dans le monde du football et au-delà, certains observateurs estimant que cette distinction brouillait la frontière entre sport et politique.
Plus récemment, la controverse autour de l’annulation du carton rouge de Folarin Balogun a également alimenté les débats sur le fonctionnement des instances dirigeantes du football mondial. Dans le même temps, la Fédération norvégienne de football a déposé sa propre plainte contre Gianni Infantino, renforçant le climat de contestation qui entoure actuellement son mandat.
Malgré cette succession de polémiques, le rejet de la plainte de FairSquare souligne les limites des recours engagés contre le président de la FIFA devant les instances olympiques. En rappelant l’autonomie des fédérations internationales, le CIO confirme que les questions de gouvernance interne de la FIFA relèvent avant tout de ses propres mécanismes institutionnels, et non de ceux du mouvement olympique.