La branche armée du Hamas a confirmé la mort de Mohammed Odeh, présenté comme son chef militaire, tué dans une frappe israélienne dans la bande de Gaza. L’opération, revendiquée par l’armée israélienne et le Shin Bet, s’inscrit dans une série d’éliminations ciblées de hauts responsables du mouvement. Le décès du commandant, survenu le mardi 27 mai 2026, intervient dans un contexte de guerre intense et de recomposition permanente de la hiérarchie militaire du Hamas.
Le mardi 27 mai 2026, l’armée israélienne a annoncé avoir mené une frappe aérienne visant Mohammed Odeh, présenté comme le chef des Brigades Ezzedine al-Qassam, branche militaire du Hamas. L’opération a été confirmée dès le lendemain, le mercredi 28 mai 2026, par un communiqué conjoint de l’armée israélienne et du Shin Bet, qui affirment avoir « éliminé » le responsable.
Selon ces déclarations, la frappe aurait eu lieu dans le nord de la bande de Gaza le mardi 27 mai 2026, et aurait visé un bâtiment situé dans le quartier de Rimal, à Gaza-ville. L’attaque aurait également causé plusieurs victimes collatérales, avec au moins trois morts, dont une femme, et une vingtaine de blessés, selon des informations relayées par Reuters et reprises dans la presse internationale.
Le communiqué des Brigades Ezzedine al-Qassam, publié le mercredi 28 mai 2026, confirme la mort de Mohammed Ali Odeh, alias Abou Amr, qualifiant l’événement de « lâche opération d’assassinat » ayant entraîné également la mort de son épouse et de ses enfants, ainsi que d’autres civils.
Une succession rapide à la tête des Brigades al-Qassam
D’après les informations communiquées par Israël le 27 mai 2026, Mohammed Odeh occupait le poste de chef de la branche militaire du Hamas depuis la mort de son prédécesseur Ezzedine al-Haddad, tué le 15 mai 2026 lors d’une précédente frappe israélienne. Son accession à ce poste n’aurait donc duré qu’environ deux semaines.
Toujours selon l’armée israélienne et le Shin Bet, Mohammed Odeh aurait auparavant occupé des fonctions clés dans la structure militaire du mouvement, notamment dans le renseignement et la production d’armements. Il aurait également joué un rôle dans la planification d’opérations militaires, y compris des infiltrations attribuées au Hamas lors des attaques du 7 octobre 2023.
Le média Le Figaro précise dans un article publié le 27 mai 2026 que le responsable avait succédé à une série de commandants éliminés ces derniers mois, dans un contexte de guerre marquée par des frappes israéliennes répétées contre les cadres du mouvement.
Un profil militaire structuré sur plusieurs décennies
Les éléments biographiques relayés par plusieurs sources, dont La Voix du Nord dans un article du 28 mai 2026, indiquent que Mohammed Odeh aurait rejoint le Hamas dès la première Intifada en 1987.
Il aurait ensuite intégré les Brigades al-Qassam au début des années 2000, participant à des opérations militaires durant la seconde Intifada. Au fil des années, il aurait occupé différents postes : commandant de bataillon à Jabalia, responsable du renseignement militaire, puis acteur central dans le développement des capacités d’armement du mouvement.
Selon ces mêmes sources, il aurait travaillé à la collecte d’informations sur les positions militaires israéliennes autour de Gaza et contribué à l’analyse des dispositifs de défense de l’armée israélienne dans la région.
Une élimination aux conséquences politiques et militaires
L’élimination de Mohammed Odeh s’inscrit dans une stratégie israélienne revendiquée visant à affaiblir la chaîne de commandement du Hamas. Le 27 mai 2026, les autorités israéliennes ont affirmé que cette frappe faisait partie d’une série d’opérations ciblées contre les dirigeants du mouvement, déjà fortement affaibli par plusieurs assassinats successifs depuis 2024.
Dans son communiqué publié le 28 mai 2026, la branche militaire du Hamas n’a pas reconnu les accusations israéliennes concernant le rôle exact de Mohammed Odeh au sein de la hiérarchie militaire au moment de sa mort, se contentant de confirmer son décès et celui de sa famille.
La succession rapide des chefs militaires, sur fond de frappes répétées, illustre une instabilité structurelle au sein des Brigades al-Qassam, où chaque élimination entraîne une recomposition immédiate du commandement, dans un conflit qui se poursuit depuis les attaques du 7 octobre 2023.
Sources :
Le Figaro
La Voix du Nord
Le Figaro
