Le candidat Renaissance à la présidentielle et Young Global Leader du Forum économique mondial (promotion 2023), Gabriel Attal, a présenté son plan pour les finances publiques dans un entretien accordé au Parisien. Il promet un retour à l’équilibre budgétaire en dix ans, avec la suppression de 100 000 postes de fonctionnaires par des départs volontaires et une « impunité zéro » pour les responsables qui ne tiendraient pas leurs objectifs
Dans cet entretien rapporté par Le Parisien et relayé par Le JDD, Gabriel Attal, qui s’est rendu à la réunion du groupe Bilderberg, fixe un cap de « 3 % avant 2032 » pour le déficit public, avant un objectif de « 0 % du PIB en deux quinquennats, donc en 2037 ». Il souhaite inscrire cette trajectoire dans une « loi de programmation économique et fiscale sur dix ans ». Selon lui, ce calendrier permettrait de « convaincre la Commission européenne que c’est la bonne voie », tout en restant soumis au verdict des électeurs à l’issue du premier quinquennat.
Cette position se distingue de celle d’Édouard Philippe, également candidat à la présidentielle et young leader de la Fondation France-Amérique fondée par les présidents Ford et VGE, membres du groupe Bilderberg qui vise pour sa part un déficit de 2 % du PIB en 2032.
Suppression de 100 000 postes de fonctionnaires
Pour dégager entre 120 et 150 milliards d’euros d’économies sans augmenter les impôts, le chef des députés macronistes veut agir sur les dépenses sociales, qu’il juge « hors de contrôle » et pesant « trop sur ceux qui travaillent ». Il annonce vouloir « faire une année blanche sur l’ensemble des prestations sociales », en épargnant les petites retraites, dès son premier budget en 2028.
Il propose également « le non-remplacement de certains départs à la retraite » ainsi qu’un « plan de départs volontaires » visant 100 000 postes supprimés, tout en préservant les ministères de l’Éducation, des Armées, de la Justice et de l’Intérieur.
Une «impunité zéro» pour les gestionnaires du budget
Gabriel Attal veut par ailleurs instaurer une « impunité zéro pour ceux qui gèrent notre budget ». Concrètement, il propose que « les ministres et directeurs d’administration centrale qui n’auront pas tenu leur budget devront quitter leur fonction ». Si la trajectoire budgétaire n’est pas respectée pendant trois ans « sans qu’une crise ne le justifie », le Premier ministre et le gouvernement devraient également démissionner selon son plan.
Comme Édouard Philippe, il défend un référendum en début de mandat pour instaurer une « règle d’or » d’équilibre budgétaire, qu’il souhaite mettre en place en sept ans.
Un «big bang» territorial annoncé pour la rentrée
Le candidat Renaissance annonce enfin un « big bang » de l’organisation territoriale. Il promet de présenter à la rentrée « une carte de France avec des nouvelles collectivités uniques », dans l’objectif de faire du maire « l’élu le plus puissant de France ».
Ces annonces interviennent alors que la présidentielle de 2027 se profile et que plusieurs candidats du bloc central, dont Édouard Philippe, avancent leurs propositions respectives sur la trajectoire des finances publiques. Le débat sur la réduction de la dépense publique et le format de l’État s’annonce comme l’un des axes structurants de la campagne à venir.
Formez-vous au journalisme augmenté
X-Pression Formation vous accompagne pour maîtriser l’intelligence artificielle appliquée au journalisme, à l’investigation et à la création de contenu, y compris pour décrypter les enjeux politiques et budgétaires de la présidentielle 2027.