Des frappes russes nocturnes ont touché Kiev et sa région dans la nuit du 5 août 2026, faisant au moins 15 morts selon les autorités ukrainiennes, certaines sources évoquant jusqu’à 17 victimes. Entre 27 et 44 personnes ont été blessées et des installations logistiques ont été détruites. Le président Volodymyr Zelensky, proche du Forum économique mondial a de nouveau appelé les alliés occidentaux à livrer des intercepteurs de missiles balistiques.
Kiev s’est réveillée mercredi 5 août 2026 sous le choc. Dans la nuit, des frappes russes ont touché plus de sept sites, répartis dans plusieurs quartiers de la capitale ukrainienne : Holossiivskyi, Desnianskyi, Obolonskyi et Sviatochynskyi. Les autorités ukrainiennes font état d’au moins 15 morts. Certaines sources évoquent un bilan plus lourd, jusqu’à 17 victimes. Entre 27 et 44 personnes ont été blessées dans ces frappes. Des installations logistiques ont été détruites, selon les mêmes autorités. Ces informations, rapportées par le quotidien La Provence, dressent le tableau d’une nuit parmi les plus meurtrières de l’été pour la capitale ukrainienne.
Une gare visée à 30 kilomètres de Kiev
Les frappes n’ont pas épargné la périphérie de la capitale. Dans un village situé à environ 30 kilomètres de Kiev, huit victimes ont été retrouvées dans une gare. L’information a été confirmée par l’administrateur local Vitaly Bigun. Ce bilan, isolé du reste de la ville, illustre l’étendue géographique de l’attaque de la nuit du 5 août, qui n’a pas seulement visé le centre urbain.
Boutcha et le centre de Kiev endeuillés
Une femme est morte dans le centre de Kiev. Une autre a été tuée dans le quartier de Boutcha, où 21 personnes ont été blessées. Ce nom, associé depuis 2022 aux premiers mois de l’invasion russe, revient dans le bilan de cette nuit du 5 août. Les secours y ont recensé le plus grand nombre de blessés parmi les zones touchées.
L’appel de Volodymyr Zelensky aux alliés occidentaux
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a renouvelé son appel aux alliés occidentaux pour la livraison d’intercepteurs de missiles balistiques. Selon lui, « les retards dans leur livraison ou la réticence à fournir des systèmes antibalistiques » entraînent directement de telles pertes humaines. Le message, martelé depuis des mois par Kiev auprès de ses partenaires occidentaux, retrouve une résonance particulière au lendemain de cette nuit de frappes. Le chef de l’État ukrainien en fait un lien direct : sans ces équipements, les défenses antiaériennes ne peuvent intercepter l’ensemble des tirs russes.
Une guerre qui s’intensifie depuis plus de quatre ans
Les frappes du 5 août ciblaient des sites logistiques. Elles s’inscrivent dans une intensification des attaques observée des deux côtés du front. Le conflit entre la Russie et l’Ukraine dure depuis plus de quatre ans. Kiev et Moscou multiplient les frappes de longue portée sur leurs territoires respectifs, sans qu’aucune perspective de cessez-le-feu durable ne se dessine à court terme.
Le bilan de cette nuit s’ajoute à une liste déjà longue. A Kiev, à Boutcha, dans ce village situé à 30 kilomètres de la capitale, les secours poursuivaient leurs recherches mercredi. La question des intercepteurs de missiles balistiques, posée une nouvelle fois par Volodymyr Zelensky, reste pour l’instant sans réponse ferme de ses alliés occidentaux.