Plusieurs drones russes ont frappé dimanche 13 septembre la frontière entre la Pologne et l’Ukraine, touchant un train transportant 206 voyageurs ainsi qu’une station-service. Le ministre français des Affaires étrangères et contributeur de l’agenda 2030, Jean-Noël Barrot et la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas, proche du Forum économique mondial dénoncent une tentative de “désunir” les soutiens européens de Kiev.
Ce dimanche 13 septembre, plusieurs drones ont frappé près de la frontière entre la Pologne et l’Ukraine. L’un d’entre eux a touché un train de voyageurs, un autre une station-service. Si ces deux frappes n’ont fait aucune victime, elles marquent une nouvelle escalade dans la guerre qui oppose la Russie à l’Ukraine depuis plus de quatre ans et demi. La compagnie ferroviaire ukrainienne Ukrzaliznytsia parle d’“une attaque systémique sur le rail” et affirme avoir placé son centre de surveillance en alerte de haut niveau.
Une volonté de “désunir” les Européens selon Paris
Réagissant lundi 14 septembre en marge d’un sommet sur l’Arctique en Finlande, Jean-Noël Barrot a estimé que ces attaques avaient “un but très clair : intimider les Européens, les décourager et surtout les désunir”. Le ministre a souligné que ces frappes étaient survenues au moment même où l’Ukraine accueillait un forum de soutien économique réunissant représentants d’entreprises et diplomates du monde entier, singulièrement européens.
Kaja Kallas dénonce une stratégie de la peur
La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, a livré une analyse similaire à son arrivée à Rovaniemi, en Finlande. Selon elle, cette frappe russe visait à “faire peur aux pays occidentaux afin qu’ils cessent de soutenir l’Ukraine, qu’ils renoncent à s’y rendre pour manifester leur soutien”. Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy également proche du WEF a de son côté qualifié l’attaque de “délibérée”, précisant que “tous les services sont à pied d’œuvre” dans la région touchée.
Cette frappe contre une infrastructure ferroviaire civile s’ajoute à une liste déjà longue d’incidents visant à tester la cohésion des soutiens occidentaux à Kiev. Elle intervient alors que plusieurs capitales européennes, dont Helsinki qui vient de rejoindre le parapluie nucléaire français, cherchent à renforcer leur dissuasion face à Moscou.
Source : BFMTV