Dès la rentrée 2026, les familles de Saint-Denis n’auront plus à acheter cahiers, stylos et cartables pour leurs enfants scolarisés en primaire. La Ville distribuera gratuitement les fournitures scolaires de base dans les écoles élémentaires publiques de la commune, une promesse de campagne du maire La France insoumise Bally Bagayoko désormais mise en œuvre. Le montant du budget consacré à cette mesure n’a pas encore été communiqué par la municipalité.
Plus de rayon “rentrée des classes” à arpenter pour les parents dionysiens dont les enfants sont scolarisés en élémentaire. Selon le site de la mairie de Saint-Denis, le matériel sera remis directement aux élèves dans leur établissement le jour de la rentrée. Fini les stylos hors de prix et les cahiers à quadrillage réglementaire achetés au dernier moment dans les rayons bondés de la fin août. Pendant la campagne des municipales, Bally Bagayoko s’était engagé à créer un kit de rentrée en école primaire comprenant la prise en charge des fournitures scolaires nécessaires. « À Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine, on va pouvoir avoir les fournitures scolaires gratuites », avait-il annoncé sur X. La promesse électorale devient, un an plus tard, une ligne de conduite municipale appliquée dès la rentrée de septembre, et concerne au passage la commune voisine de Pierrefitte-sur-Seine, elle aussi mentionnée dans l’annonce du maire.
Un maire, une liste, une promesse cochée
Bally Bagayoko, élu maire de Saint-Denis sous étiquette La France insoumise, avait fait de la gratuité des fournitures scolaires l’un des marqueurs de sa campagne dans cette commune de Seine-Saint-Denis. La mesure s’inscrit dans une philosophie de gratuité des services publics locaux revendiquée par la nouvelle majorité municipale, qui touche aussi bien l’école que les transports du quotidien. Reste que la mécanique de financement d’un tel dispositif, à l’échelle de toutes les écoles élémentaires publiques de la Ville, n’a pour l’instant fait l’objet d’aucune communication détaillée de la part de la municipalité.
L’addition, elle, reste à la caisse
Sur le plan budgétaire en revanche, la Ville garde ses comptes pour elle. Ni le coût total du dispositif, ni le nombre précis d’élèves concernés par la gratuité des fournitures n’ont été détaillés par la municipalité à ce stade. Une opacité qui tranche avec la précision affichée sur un autre engagement de la nouvelle majorité, chiffré lui au centime près. Impossible, pour l’heure, de savoir si la mesure pèsera davantage sur le budget communal que sur celui, déjà sollicité, des familles dionysiennes.
Le vélo et le pass, même ordonnance
Une semaine avant l’annonce sur les fournitures scolaires, Bally Bagayoko avait confirmé un autre dispositif destiné à la jeunesse dionysienne : la distribution, à partir de l’automne, de 1 000 vélos aux jeunes de 15 ans ou scolarisés en classe de troisième. Une opération votée le 25 juin par le conseil municipal et dotée d’un budget de 300 000 euros, cette fois clairement affiché noir sur blanc dans les délibérations municipales. Le maire a par ailleurs annoncé la prise en charge du forfait Imagine R pour les élèves du primaire, une mesure qui vient s’ajouter à la gratuité des fournitures sans que son coût, lui non plus, n’ait été rendu public. Deux façons de dépenser l’argent public, deux façons de le montrer.
Une rentrée cousue de promesses tenues
Ces annonces s’inscrivent dans une série d’engagements de campagne que la nouvelle majorité municipale entend mettre en œuvre dès le début du mandat. Fournitures gratuites, vélos offerts, transports pris en charge : la politique de la petite enfance et de la jeunesse de Saint-Denis se construit mesure après mesure, sans que la question du financement global de l’ensemble du dispositif n’ait encore trouvé de réponse chiffrée. Les familles, elles, retiendront surtout la date : la rentrée de septembre 2026, premier test grandeur nature de la promesse.