FlyDubai FZ1073 : des documents « Free Palestine » retrouvés dans les affaires du copilote

L’enquête sur le grave incident survenu à bord du vol FlyDubai FZ1073 entre Dubaï et Tel-Aviv se poursuit aux Émirats arabes unis. Selon une source émiratie citée par i24NEWS, des documents et publications portant la mention « Free Palestine » auraient été retrouvés parmi les effets personnels du copilote omanais accusé d’avoir agressé le commandant de bord. Si plusieurs éléments alimentent la piste d’une motivation idéologique, les autorités n’ont pas encore établi publiquement les motivations précises du suspect.

De nouveaux éléments émergent dans l’enquête sur le vol FlyDubai FZ1073, qui a frôlé la catastrophe le 30 septembre 2026 alors qu’il reliait Dubaï à Tel-Aviv.

Selon une source aux Émirats arabes unis citée le 2 octobre par i24NEWS, des tracts, des publications provenant d’organisations « Free Palestine » ainsi que d’autres documents propalestiniens auraient été découverts parmi les affaires du copilote omanais impliqué dans l’incident. La même source affirme que celui-ci avait précédemment exprimé des positions favorables aux Palestiniens ainsi qu’une hostilité envers Israël.

Ces informations constituent des éléments de l’enquête mais ne permettent pas, à elles seules, d’établir le mobile de l’agression. L’enquête menée principalement par les autorités émiraties doit notamment déterminer les motivations du copilote et s’il a agi seul. Reuters rapporte que les enquêteurs envisagent une possible radicalisation du suspect, tout en soulignant que son mobile demeure à éclaircir.

Le commandant agressé dans le cockpit

Le vol FZ1073 transportait 174 passagers et huit membres d’équipage. Selon les premiers résultats de l’enquête communiqués par le ministère saoudien de l’Intérieur, une altercation s’est produite dans le cockpit et le copilote a agressé le commandant de bord. Les deux hommes ont été blessés.

L’incident a provoqué une perte d’altitude extrêmement brutale. Reuters rapporte que l’appareil a effectué deux descentes rapides et perdu plus de 16 000 pieds en un peu plus de trente secondes. Les circonstances exactes de ces manœuvres font partie des éléments étudiés par les enquêteurs.

L’appareil a également transmis des codes d’urgence pendant la crise. Les données de suivi du vol font notamment apparaître l’utilisation du code 7500, réservé au signalement d’une intervention illicite à bord d’un avion.

Des passagers interviennent, des pilotes reprennent les commandes

Malgré ses blessures, le commandant de bord indien, Smit Machchhar, est parvenu à permettre l’ouverture du cockpit, donnant aux personnes présentes dans la cabine la possibilité d’intervenir. Des passagers ont alors maîtrisé le copilote.

La situation est restée particulièrement critique. Selon les récits recueillis après l’incident, un passager disposant de connaissances aéronautiques a brièvement contribué à stabiliser l’appareil. Deux pilotes de FlyDubai qui voyageaient à bord ont ensuite pu prendre les commandes et conduire le Boeing jusqu’à son atterrissage d’urgence.

L’avion a finalement atterri sans autre incident à l’aéroport international Prince Sultan bin Abdulaziz de Tabuk, dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite, à 9 h 45 heure locale. Les autorités saoudiennes ont pris en charge les 174 passagers et les huit membres d’équipage.

Les passagers ont pu poursuivre leur voyage dans l’après-midi à bord d’un appareil de remplacement. Le commandant et le copilote ont été hospitalisés en Arabie saoudite avant d’être transférés vers Abou Dhabi après l’amélioration de leur état de santé, accompagnés par une équipe de sécurité émiratie.

Une enquête qui dépasse désormais la seule sécurité aérienne

Les investigations doivent désormais reconstituer précisément la chronologie de l’incident et déterminer les motivations de l’agression. L’identité du copilote a depuis été rapportée par plusieurs médias internationaux comme étant Hamam al-Hammami, de nationalité omanaise.

Les autorités israéliennes présentent l’incident comme une tentative délibérée de provoquer le crash de l’avion et évoquent une possible motivation terroriste. Ces qualifications doivent toutefois être distinguées des conclusions officiellement établies par l’enquête. Dans sa communication initiale, le ministère saoudien de l’Intérieur s’est limité à confirmer que le copilote avait agressé le commandant de bord et que les deux pilotes avaient été blessés.

La découverte rapportée de documents « Free Palestine » vient donc nourrir les investigations sur le parcours et les convictions du suspect, sans constituer en elle-même une preuve de motivation terroriste. L’expression d’opinions propalestiniennes ne permet pas davantage d’établir un lien avec un passage à l’acte violent. Les enquêteurs cherchent à déterminer si d’autres éléments permettent de relier les convictions présumées du copilote à l’agression commise dans le cockpit.

L’affaire soulève parallèlement des interrogations sur les dispositifs de contrôle des personnels navigants et la sécurité interne des cockpits. L’enquête de sécurité aérienne saoudienne se poursuit en coordination avec les autorités concernées afin d’établir les circonstances précises de l’événement et d’en tirer les éventuelles conséquences pour la sûreté des vols.

Sources :

Source principale : i24NEWS — « Des documents “Free Palestine” retrouvés parmi les affaires du copilote du vol FlyDubai »

Sources complémentaires : Reuters, sur le déroulement de l’incident et l’état de l’enquête.

Ministère saoudien de l’Intérieur, déclaration relayée par la presse saoudienne sur l’atterrissage d’urgence et les premiers résultats de l’enquête.

Associated Press, sur l’enquête et l’identité rapportée du copilote.